Echos de la célébration communautaire du dimanche 19 janvier 2020

Atelier proposé aux adultes à partir de cette mise en situation :

« Voici la voix intérieure qu’entendit Saint François d’Assise (1181-1226), le saint patron de notre Unité pastorale : ‘François, va et répare ma maison qui, tu le sais, tombe en ruine !’

Ce SOS, ce constat de détresse de Dieu ne se vérifie-t-il pas aujourd’hui ?

Il convient de le reconnaître, il y a aujourd’hui encore tant de signaux, tant de semences d’espérance : les belles célébrations de Noël que nous venons de vivre, la catéchèse renouvelée, la cellule de jeunes des 12-15 ans qui commence chez nous …

Cependant, sans culpabilité ni nostalgie, force est de constater qu’en général, en Europe occidentale, la foi pédale aujourd’hui dans la choucroute ! Cela se manifeste notamment par l’indifférence religieuse, la déchristianisation de la société… Le nombre d’enfants au catéchisme diminue considérablement, les assemblées dominicales deviennent insignifiantes (les gens ont, à leurs yeux, d’autres choses importantes à faire), vieillissantes sans oublier les liturgies soporifiques, déprimantes. Les jeunes désertent les églises, trouvant la liturgie répétitive, soporifique, froide, rébarbative… Dans les milieux scolaires, de travail ou de loisir, on bégaie, on dissimule, tellement gêné de dire qu’on est chrétien.

Dans les mouvements de jeunesse, aux camps patro ou scout, on souhaiterait que l’aumônier s’abstienne de parler de Jésus pour ne pas faire de la récupération ou encore ne pas froisser les familles qui ne sont pas de l’obédience chrétienne.

Et quand le curé lance des appels d’engagement dans les équipes.

Les réponses sont : ‘Je n’ai pas le temps ; j’ai peur de parler en public ; je n’aime pas de me mettre en évidence ; je ne me sentirai pas à la hauteur ; je n’ai pas été formé…‘ »

Questions :

Qu’est-ce qui m’interpelle, me frappe ou m’intrigue dans cette mise en situation ? Synthèse des réponses :

  • Cela reflète la réalité, je suis d’accord avec ce texte mais je préfère m’accrocher aux signes d’espérance. Le nombre impressionnant d’enfants à cette messe est un signe d’espoir.
  • Je suis mamy, je suis triste de voir que les jeunes ne suivent plus. Il faut sauvegarder les valeurs chrétiennes.
  • Nous ne venons pas souvent à la messe dimanche, nous sommes en famille : Dieu n’est-il pas partout ?
  • La mixité religieuse dans les écoles ne favorise pas le choix des enfants.
  • L’Eglise est en péril, elle en est responsable. Elle a trop imposé. On a manqué d’ouverture.
  • Alors que Dieu a fait de moi lumière des nations, je me dérobe souvent.
  • Il y a aussi des semences d’espérance hors de l’Eglise.
  • Le modèle actuel de l’Eglise va disparaître, mais si le message de Jésus continue d’interpeller, rien n’est perdu.
  • Le centre d’intérêt des gens est souvent matériel, superficiel, égoïste.
  • L’Eglise est-elle en réel processus de remise en question ?
  • Sortir de la culpabilisation et être créatif.
  • Veiller à l’éducation.
  • Manque de motivations des jeunes et des parents.
  • Je ne dirai pas déchristianisation, mais plutôt un manque d’investissement.
  • L’Eglise n’intéresse plus. Nous devons nous adapter, être plus attractifs et vivants. Il y a trop d’incohérence entre les mots et les actions cf. le scandale de la pédophilie qui a écorché l’image de l’Eglise, les gens n’ont plus confiance.
  • Je me réjouis de voir que les choses changent, elles se modernisent : nous sommes acteurs de cette célébration et non spectateurs.
  • Les gens vivent tellement bien qu’ils ne ressentent plus le besoin de croire.
  • Le prêtre doit être plus proche de tous. La communication est importante.
  • On n’a plus de temps pour soi, pour les autres, pour l’essentiel.
  • L’éducation a fortement changé..
  • Il faut refaire du lien et du sens.

atelier190120Dieu continue d’embaucher, il y a des postes à pourvoir !
Comment est-ce que ça fait écho en moi ? Comment puis-je être utile, rendre service bénévolement dans ma paroisse, mon Unité pastorale, aux autres ? Synthèse des réponses 

  • Semer…, sans se soucier du reste, m’engager au village, sans attendre de retour.
  • Petites attentions au quotidien (voisins, rencontres fortuites…).
  • Faire un peu « Eglise » à la maison ; m’investir ponctuellement.
  • Je donne un coup de pousse au secrétariat, je suis dans une équipe relais, de visiteurs de malades.
  • Je ne saurais plus m’engager, j’ai fait ma part de bénévolat.
  • Ce sont toujours les mêmes qui sont sollicités.
  • Je suis prête à être lectrice, mais à qui m’adresser ?
  • Oser ma foi. Je fais ce que je peux.
  • Répondre aux questions des enfants sur Dieu.
  • Les paroissiens sont pour la plupart du 3ème âge et la relève manque.
  • Je dialogue avec mon fils et l’accompagne dans l’éveil chrétien.
  • Je reste disponible pour de petits services.
  • J’ai envie de m’engager dans la paroisse, faire partie du petit reste du troupeau. Je suis consciente qu’il y a beaucoup de choses à faire.
  • Ayant des jeunes enfants, c’est compliqué pour moi de m’engager.
  • Les sollicitations viennent de toutes parts (église, école, loisirs, associations villageoises).
  • M’engager dans le social.
  • Je suis discrète, j’ai choisi de nettoyer l’église de mon village, ma vie rime avec amour, prière …
  • Je suis prête à m’engager, mais pas toute seule; en équipe et avec un prêtre dynamique.

Pour moi, m’engager aujourd’hui pour Dieu, pour ma communauté, c’est

chanter190120C’est témoigner de l’amour de Dieu sans avoir honte; c’est rester accueillante, souriante. Oser faire référence à Dieu. C’est l’exemple qui amènera le changement. Vivre les moments forts du village. Transmettre ce ce que j’ai reçu; créer des liens de fraternité et de solidarité. Transmettre des valeurs chrétiennes à mes enfants sans pour autant aller à la messe tous les week-end. Rester active dans la chorale. Etre simplement présente. Me renseigner pour voir ce que je peux faire avec mes capacités. Etre au sercice de l’autre et non de mon ego. Faire plus d’activités avec les jeunes. Monter l’exemple, être bienveillant . Services gratuits. Oser aller vers les autres.

Souhait et merci
Qu’il y ait plus de célébrations communautaires. Merci pour celle-ci, merci pour ce moment de partage, de sincérité et de rencontre. Les enfants y ont pris part et les adultes ont pu s’exprimer librement, sans jugement.

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2 commentaires pour Echos de la célébration communautaire du dimanche 19 janvier 2020

  1. Anne-Elisabeth dit :

    Bravo pour cette interpellation et ce rassemblement. Je souhaite beaucoup de fruits à votre dynamisme !

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  2. annick.royen dit :

    Merci pour cette trace…..Envoyé depuis mon smartphone Samsung Galaxy.

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