La famille, un don de Dieu !

Homélie de la Sainte famille, Anné B : La famille, un don de Dieu !

Lectures : Gn 15, 1s; He 11, 8s; Lc 2, 22-40

Chers amis, c’est aujourd’hui la fête de la Sainte Famille, c’est-à-dire du foyer de Nazareth, la famille de Jésus, Marie et Joseph. Si on fête la Sainte Famille juste après Noël, c’est pour vous dire la place importante qu’occupe l’institution      « famille » dans la pensée de l’Eglise catholique !…  Dites, j’ai fait cette investigation : savoir ce qu’était Noël pour  les personnes que je côtoie. Ce qui m’est revenu  majoritairement, c’est que Noël est la naissance de Jésus et la fête des familles. Les deux  axes de cette réponse se rejoignent dans la mesure où on ne sait pas parler de la naissance d’un enfant sans évoquer sa famille.

Il y a, en effet, trois choses à ne pas, si possible, sacrifier dans la vie: son cœur, sa dignité et sa famille. Parlant de la famille, un jeune qui a des problèmes avec son père me disait : « Sa famille,  ou on aime, ou on la maudit ; ou on en est proche, ou on s’en éloigne ! » Et pourtant,  la famille  est un don de Dieu par excellence : on choisit ses amis  et  non  les membres de sa  parenté. Et une famille sur laquelle on peut compter, est un de plus beaux cadeaux qu’offre la vie. Quand on a tout perdu, quand on est tout perdu, elle est le dernier refuge, un îlot d’amour et de compréhension. « Quand tu as besoin » disent souvent les parents à leur enfant qui vit ailleurs, « tu sais où nous trouver».

Sociologiquement parlant, l’organisation de la famille diffère d’une société à une autre. En Europe, ce qui prévaut c’est la famille nucléaire : la trilogie père-mère- enfants. Cet ensemble peut être complété par les familles des conjoints dits  alliés : grands-parents, tantes, oncles, cousins. Sous d’autres cieux, comme en Afrique subsaharienne, et spécialement chez les bantous, la famille est étendue, elle est clanique (clan = ensemble des femmes et des hommes qui prétendent être issus d’un ancêtre commun). Mais quoi qu’il en soit, la vocation fondamentale, naturelle de la famille est la même : souci d’accueil, climat fraternel. La famille est le lieu favorable où doivent se vivre de manière prégnante les vertus humaines nécessaires à toute société, les vertus chrétiennes comme le service gratuit,  le souci de l’accueil, le pardon demandé, donné et reçu, la prise en charge mutuelle, l’attention soutenue particulièrement aux plus faibles.  Parlant de la famille chrétienne, Paul VI dit que c’est elle l’Eglise domestique, la  base de toute vie chrétienne. Jean-Paul II parle, quant à lui,  de la petite Eglise, l’Eglise en miniature.

Bien sûr, il n’y a pas de famille parfaite. En Afrique, on dit : « Quand les feuilles d’un arbre se frottent, leurs racines s’embrassent » ou encore « Le fil qui relie une famille peut s’étirer à être tendu, mais il ne rompt pas« . Les conflits, les blessures, les échecs même douloureux peuvent advenir, mais l’aspiration doit être une communauté d’amour,  de partage et  de dialogue. La bienheureuse Mère Teresa disait : « Je crains qu’on n’ait pas conscience de l’importance de la famille. Si l’on mettait l’amour au sein de la famille, le monde changerait en bien » Elle continue : « Le monde est saturé de souffrances par manque de paix. Et ce manque commence dans la famille. Il y a trop, trop, trop de foyers divisés»

Le respect, l’accueil des différences, la conciliation sont des dispositions de vivre-ensemble capitales  pour que la famille reste le terreau qui permette à l’être humain de grandir de manière équilibrée et digne. Comme les branches d’un arbre, même si chacune va dans sa propre direction,  leur tronc ne fait qu’un. Et de même que  tous les fils qui composent une tapisserie  ont chacun la même valeur, quelle que soit sa couleur ou sa place, chaque membre d’une même famille mérite une égale considération…

Chers parents, chers grands-parents, de quel type de société rêvez-vous pour vos enfants,  vos petits-enfants ? Quel type d’homme ou de femme voudriez-vous qu’ils soient demain ? Je sais qu’on ne récolte pas toujours ce qu’on a semé. C’est un ami instituteur retraité de Battice, qui me l’a fait remarquer !   Tout ne dépend pas nécessairement de vous : il y a tout naturellement  la liberté des enfants, les influences extérieures et tant d’autres paramètres. Qu’à cela ne tienne, l’éducation en famille   a sa part.  La famille est la première  école à la vie, un déterminant structurant du profil social et humain de l’adulte en puissance qu’est votre enfant…  La famille de Nazareth a vécu dans une complicité spirituelle : ils prient ensemble (présentation de l’enfant Jésus au temple, pèlerinage à Jérusalem…) et Marie et Joseph ont eu  à cœur d’éduquer spirituellement leur enfant et de  le guider dans la réalisation de sa destinée.

Que le Christ venu crécher dans nos cœurs et dans vos maisons vous accompagne et même vous habite. Que la Bonne Nouvelle guide vos choix et surtout, faites de votre famille,  une page d’Evangile écrite pour notre temps.

                                                                           Vital Nlandu, votre curé-doyen

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