Te Deum du 21 juillet 2024 : mot du doyen

                    

La fête nationale de cette année se célèbre en un moment fabuleux, ponctué par des événements fédérateurs, qui rassemblent les humains.

Nous sortons de l’Euro et justice immanente a été rendue : c’est l’équipe la plus séduisante et  la plus efficace du tournoi, l’équipe espagnole,  qui est montée  sur le toit de l’Europe en décrochant la palme.

Il y a la 111ème édition du tour de France qui se termine aujourd’hui : comment ne pas souligner les performances d’un des sprinteurs du tour,  l’érythréen Biniam Girmay qui a fait la fierté de tout le peuple africain !

De ce 26 juillet au 11 août, auront lieu les jeux olympiques de Paris.

Notre ville soutiendra le malmédien  Ruben Querinjean, qui prendra le 5 août le départ du 3000 m steeple.

Et puis, du jeudi 26 au dimanche 29 septembre prochain, le pape François sera en Belgique, où il sera reçu comme chef d’Etat et chef de l’Eglise catholique. Le dimanche 29 septembre, à 10h, une eucharistie géante multilingue sera  célébrée au stade Roi Baudouin à Bruxelles.

Quant à la politique, nous félicitons avec un peu de chauvinisme et une grande joie les nouveaux élus de notre ville de Malmédy : Monsieur Jean-Paul Bastin,  député-bourgmestre, député à la région wallonne;  Monsieur l’échevin Ersel Kaynak, député à la fédération Wallonie-Bruxelles. Avec Monsieur André-Léon Denis, député à la province de Liège, notre petite ville  compte pour elle seule, 3 représentants qui vont parlementer,  palabrer  pour le bien de tous.

Chers amis, le jeudi 7 juillet dernier, nous avons suivi les grandes lignes de l’accord de gouvernement trouvé, tambour battant, par la coalition de 2 forces politiques plébiscitées aux dernières élections régionales. Il faut bien le reconnaître, il y a dans cette convention adaptée aux enjeux actuels, des points d’inflexion et de rupture structurelle, une ouverture des perspectives du point de vue de la mobilité, de l’emploi, de la fiscalité, de l’enseignement et de la gouvernance.

En ce qui me concerne, je suis très admiratif de ces femmes et de ces hommes taillables et corvéables à merci, qui s’impliquent à fond pour le bien-être des populations. Intentionnellement parlant, le but majeur du « Te Deum » de la fête nationale, c’est de prier pour nos dirigeants politiques. Certes, ils assument des fonctions mandataires, publiques, mais lorsqu’en plus, il y a du dévouement et de la passion pour l’humain, cela devient un sacerdoce. Tout ce que nous entreprenons n’a de sens que si c’est fait par amour et abnégation.

Alors, malgré les nombreux défis et controverses liés à la politique, apprenons à considérer et à encourager celles et ceux qui gèrent la chose publique, qui travaillent pour le bien commun. En effet, l’avenir d’une société dépend à bien des égards de la trempe et de la stature de ses leviers politiques, car les bienfaits de leurs actions sont incontestables :

– la prise de décisions importantes qui affectent la société  dans son ensemble

– la mise en place de politiques sociales, de programmes de sécurité sociale

– la prise en compte des besoins de la population

– la stimulation de l’économie

– la promotion de la paix  et de la stabilité du monde.

– la protection de l’environnement

De ce qui précède, comment ne pas valoriser les femmes et les hommes politiques qui nous permettent de croire encore à un horizon commun ; qui s’emploient à améliorer la qualité de vie de nombreuses personnes ? Tout ce qui concourt au bien-être, à la dignité et à l’humanisation de l’homme n’est pas incompatible au dessein de Dieu qui veut et espère le bonheur de tous. Ce n’est pas contraire aux valeurs du Royaume inauguré par Jésus-Christ venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance (Jn 10, 10).

                                                                                                   Vital Nlandu

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