Où en est le dialogue islamo-chrétien 60 ans après Nostra Aetate, déclaration du concile Vatican II ?

Nostra Aetate*

déclaration (1965) du concile Vatican II, est un texte majeur qui redéfinit le rapport du christianisme et de l’Église catholique aux religions non-chrétiennes, et qui a, notamment, mis fin à des siècles d’incompréhension entre Juifs et chrétiens.

Conférence du
frère Jean-Jacques Pérennès, op

Jeudi 13 novembre à 20h

Le frère Pérennès, op, a été secrétaire général puis directeur de l’Institut dominicain d’études orientales (Idéo) au Caire ; et ancien directeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem. Ses travaux portent principalement sur le dialogue interreligieux, l’évolution politique et culturelle du monde arabe, ainsi que la situation des chrétiens d’Orient.

Informations pratiques : 

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*Nostra Aetate = « À notre époque » : pour en savoir plus sur cette déclaration, je vous recommande la lecture de l’article paru sur Vatican News au sujet de son 60ème anniversaire.

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Invitation à la bénédiction des animaux de compagnie

Vous avez un animal de compagnie? Vous aimez les animaux? Vous souhaitez simplement assister à cette belle célébration? Alors venez ce samedi 8 novembre à 15 heures à la fête de la Saint Hubert à Malmedy. Tous les animaux de compagnie y seront bénis par le doyen. Cette cérémonie se déroulera dans le parc de la Cathédrale de Malmedy (En cas de mauvais temps, ce sera à l’intérieur de la Cathédrale).

Tout le monde est convié à cette cérémonie qui a traditionnellement lieu autour de la fête de Saint Hubert ou celle de Saint François d’Assise. Bénir un animal, c’est reconnaître qu’il fait partie intégrante de la Toile du vivant. D’ailleurs, les animaux de compagnie occupent une place importante dans la vie des êtres humains en leur offrant affection, présence et fidélité.

Un verre de vin chaud vous sera offert!

Au plaisir de vous voir nombreux lors de cette célébration,
Votre doyen et son équipe

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Ma prière : avec quelle motivation ?

        Homélie du 30ème dimanche ord C

Lectures : Si 35, 15b-17.20-22a ; Ps 33 ; Ti : 4,6-8.16-18 ; Lc 18,9-14

Mes sœurs et mes frères, la parabole du pharisien et du publicain, l’agent du fisc, est interpellante. Les deux personnes font la même démarche : aller au temple pour prier. Cependant, on est en droit de s’interroger sur leurs vraies motivations. Et en parlant de motivations, puis-je te demander  pour quelles raisons es-tu venu à la messe aujourd’hui, quelles sont tes attitudes intérieures ? Serais-tu venu parce que c’est la tradition, parce que c’est ton éducation – dimanche on va à la messe –  et qu’il faut bien te faire une bonne conscience ?   Peut-être es-tu venu pour une intention spéciale connue de toi seul ?  Oui, l’homme libre, c’est aussi celui qui  sait ce qu’il fait et pourquoi il le fait.

Jésus ne critique pas le pharisien. Ce dernier est en quête de  justice et de pureté, tant s’en faut ! Sauf qu’il se targue de  respecter scrupuleusement la loi – il ne vole pas, il n’est pas  injuste ni adultère;  il jeûne, paie sa dîme – en  oubliant, avec ses paroles drapées  d’autosatisfaction, d’autosuffisance  et de mépris, que prier,  ce n’est pas se prévaloir de ses vertus en jugeant les autres.  C’est s’abandonner, s’en remettre totalement  à la Miséricorde de Dieu. On ne le dira jamais assez : l’Amour de Dieu ne s’achète pas par des mérites, il gratuit. Et être chrétien,  ce n’est pas d’abord une question de morale, de rites ou de dogmes, c’est avant tout rencontrer quelqu’un, Jésus-Christ, et aspirer à le connaître davantage, à  l’aimer profondément, à se laisser accompagner et habiter par lui…  

Jésus attire l’attention de celles et de ceux qui sont en recherche sur le piège qu’il y a à se comparer,  à se mesurer aux autres en se croyant   le meilleur au point de les snober. « Le plus grand vice » dit Saint Augustin, « c’est l’orgueil de la vertu« . A vrai dire,    le pharisien ne s’adresse pas à Dieu, sa prière est un monologue. Saint Luc le précise d’ailleurs : « Il prie en lui-même« , c’est-à-dire  il se parle à lui-même, il se contemple, s’adore, fait le compte de ses mérites et s’en félicite. Au lieu de se frapper sa propre poitrine comme le publicain, il se contente de frapper celle des autres en pensant   que si tout le monde faisait  comme lui, le monde irait mieux … Ce qui le conduit à les dénigrer.

N’avons-nous pas parfois  la même attitude lorsqu’en couple, en famille, là où nous travaillons, dans nos rapports interpersonnels, sans jamais nous remettre en question, nous ne faisons qu’accuser et incriminer  les autres ? En fait, quand on se croit déjà parfait, peut-on encore  seulement  avoir besoin de changer, de se convertir ?…  Retenons que notre tendance à critiquer, à trouver à redire sur les autres nous pousse à notre propre censure : lorsque je pointe mon prochain du doigt,  mon index est dirigé vers lui tandis que trois  de mes autres  doigts reviennent vers moi, me flinguent et   m’accusent  trois fois plus.

Quant au publicain, il ne se croit pas juste. Il ne cherche guère de prétexte ni d’alibi pour ses péchés. Il ne ressasse pas non plus les péchés des autres. Seul et face à sa conscience, il dit à Dieu – je le paraphrase : « Tu sais tout. Je m’enrichis sur le dos des pauvres, je collabore, m’acoquine  avec l’occupant romain…  J’ai le cœur brisé, honte de me conduire comme je le fais. Cela fait tellement  pitié !  Mais j’ai foi en toi, relève-moi, Seigneur, fais-moi connaître la joie d’être sauvé !”  Il se présente donc  pauvre, vide, mais vrai. Et justement, c’est ce vide que Dieu remplit de sa Miséricorde…   La joie d’être sauvé, c’est aussi mon aspiration profonde.  De son cachot, à  la veille de son exécution, Saint Paul l’exprime en écrivant  à Timothée : « Tous m’ont abandonné. Le Seigneur, Lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force… Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume » (2ème lecture).

Jésus termine la péricope d’Evangile par cette maxime devenue proverbiale : « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé« . Cette phrase, frères et sœurs, c’est la clé de toute vie spirituelle : l’humilité – et même parfois l’humiliation -, n’est-ce pas la voie de la sainteté ?

                                                                                               Vital Nlandu, votre curé-doyen

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Prier sans se décourager

Homélie du 29ème dimanche ord C
Lectures : Ex 17, 8-13 ; Ps 120 ; 2 Tm 3, 14-4, 2 ; Lc 18, 1-18

Mes sœurs et mes frères, la liturgie de la Parole de ce dimanche est hautement spirituelle. La 1ère lecture est une référence à l’école de la prière: tant que Moïse garde les bras levés, le bâton de Dieu à la main, Israël l’emporte ; lorsqu’il les abaisse, Amalec prend le dessus. Les mains levées de Moïse représentent la prière d’intercession. C’est un geste d’abandon, de confiance et de dépendance envers Dieu. Certes, c’est le peuple, c’est toi en l’occurrence, qui combats sur le terrain, mais la victoire ne vient pas de tes ressources ni de tes forces, elle vient du Ciel. C’est Dieu qui agit, ta participation à son œuvre, c’est ne pas baisser spirituellement les bras. La foi est un combat quotidien, une épreuve d’endurance!

Ce passage du livre de l’exode nous dévoile deux secrets:
*la clé de la victoire, c’est la persévérance dans la prière
*l’appui de la communion de cœur, le soutien fraternel est indispensable
Moïse fatigue et ses mains se relâchent. Il a besoin des autres. Aaron et Hour le soutiennent quand sa prière faiblit, quand sa foi s’essouffle. Oui, personne ne se sauve seul: nous avons besoin les uns des autres pour tenir dans la prière et la foi. Voilà pourquoi la prière communautaire, la messe, les groupes de prière sont si importants.

Chers amis, la prière, c’est la respiration de l’âme, une matière de rester en lien avec Dieu et de laisser son cœur se transformer en sa présence. Pour Martin Luther le réformateur, «Tout comme un cordonnier qui fait des souliers et un tailleur des habits, un chrétien doit prier : le métier du chrétien, c’est prier». Prier, même si parfois on a le sentiment que Dieu tarde à agir. Etre chrétien, c’est faire monter vers Dieu le cri de sa pauvreté: «Je lève les yeux vers la montagne d’où viendra mon secours. Le secours me vient du Seigneur qui a fait le ciel et la terre» (Ps 120)… A la fin de sa vie, quelqu’un demandait à Jean-Paul Sartre, le philosophe existentialiste athée qui souffrait des yeux, s’il craignait de devenir aveugle. Réponse: «Bien sûr … Mais à qui donc me plaindre? Le croyant, lui au moins, a quelqu’un devant qui il peut poser son cri!»

Dans l’extrait d’Evangile d’aujourd’hui, Saint Luc nous instruit sur la puissance de la prière persévérante. Et Saint Paul le rappelle: «Priez continuellement» (1 Th 5, 17). Cette prière transforme notre demande tenace en une rencontre, une relation vivante et confiante avec Dieu. Elle nous aide à demeurer en sa présence même quand rien ne change. C’est un véritable acte de foi en la Bonté de Dieu à qui je dis: «Je ne te lâcherai pas tant que tu ne m’auras béni» (cf. Gn 32,27).

Evidemment, ma prière n’ajoute rien à ce que Dieu est, mais elle me rapproche de Lui. Même si je n’obtiens pas sur l’heure ce que je demande, ma prière m’apprend la patience, la confiance et l’abandon. Elle purifie ainsi, raffermit et consolide ma foi. Frapper à la porte de Dieu, même sans rien n’entendre de l’autre côté, frapper à sa porte même quand Il semble se taire ou tarde à répondre, m’enseigne que son calendrier, que son temps à Lui n’est pas le mien.

Cela étant, je peux comprendre que son silence puisse dérouter et même décourager certains. Voilà pourquoi Jésus nous pose expressément cette question redoutable: «Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?» Autrement dit: «Seras-tu encore là à prier, à espérer, à croire, à t’engager pour la mission   même si tu ne comprends pas tout, même si tu ne reçois pas tout?» D’où ma prière: «Seigneur, augmente ma foi!»

Il est aussi vrai que cette péricope d’Evangile me donne également à revisiter la représentation, la perception que je me fais de Dieu : ma foi n’est-elle pas qu’utilitaire? Est-ce que je n’invoque pas Dieu rien que pour ce qu’il me donne?

Sachons-le, chers amis: Dieu n’est pas un distributeur automatique, mais un Père à aimer d’abord pour lui-même et non pour ce qu’il offre. Saint François de Sales le dit en ces termes: «L’amour vrai prie sans se lasser, car il ne demande pas des dons, mais le Donateur lui-même.»

Vital Nlandu, votre curé-doyen

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De la culture de la gratitude…

Homélie du 28ème dimanche Ordinaire C
Lectures : 2 R 5, 14-17 ; Ps 97 ; 2 Tm 2, 8-13 ; Lc 1, 11-19

Mes sœurs et mes frères, la gratitude n’est pas une simple politesse d’usage, c’est un signe de foi vivante. La Parole de Dieu qui nous est donnée à méditer ce dimanche nous parle de la lèpre. C’est une horrible maladie infectieuse qui affecte la peau, les nerfs, les muqueuses et même les viscères: la rate, le foie … Le visage devient tuméfié, les mains et les pieds putréfiés. Avec les plaies ouvertes et les odeurs nauséabondes qu’elles dégagent, cette maladie déclenche une répulsion naturelle. Aujourd’hui, +/- 11 millions de personnes en souffrent sur la planète dont la moitié n’ont pas accès aux soins. La lèpre sévit dans les zones intertropicales: Asie, Afrique, Océanie, Amérique latine. En Europe, elle a été éradiquée depuis le 15ème siècle.

A l’époque de Jésus, cette maladie n’est pas seulement physique (affection de la peau), elle est aussi sociale: le lépreux est exclu, sans contact ni avenir. Saint Luc, l’évangéliste qui écrit ce récit, est médecin. Il évoque la prévention primaire avec ce détail: les 10 lépreux se tiennent à distance en parlant à Jésus…  pour ne pas le contaminer. En effet, par sa proximité avec les lépreux, notre compatriote le Père Damien, missionnaire dans l’île Molokai dans l’Archipel d’Hawaï, a attrapé lui-même la lèpre. A noter que cette maladie n’est pas seulement physique, sociale, elle est également psychologique: le lépreux est assassiné par le regard des personnes qui le croisent dans la rue. Comme au temps du Covid, si vous toussez dans une réunion, un transport en commun ou une grande surface…, les gens se méfient, ils vous regardent indiscrètement. Mais dans la culture Jésus, la lèpre était aussi considérée comme une maladie spirituelle: un châtiment, une punition de Dieu.

Et donc, les 10 lépreux s’avancent vers Jésus en criant: « Kyrie eleison – Jésus, guéris-nous, non pas à cause de nos mérites, mais parce que nous faisons pitié!« . Tenez, ils sont 10: la prière communautaire est tellement efficace! Jésus n’est pas indifférent envers les personnes en souffrance et en difficulté. Il leur redonne dignité et espérance. Il invite ainsi les lépreux à aller se monter aux prêtres. La foi est une mise en route confiante. Pourquoi aller se monter aux prêtres? Parce qu’étant une maladie spirituelle, selon la loi juive de l’époque, c’est à eux qu’il revenait d’attester une guérison éventuelle et de donner le visa de réintégration dans la vie sociale.

Voici la pointe de l’enseignement de l’Evangile de ce dimanche: rien qu’un seul des 10 est revenu sur ses pas dire merci et… ironie du sort, c’est un étranger!

Chers amis, la reconnaissance des bienfaits reçus, c’est ce que paie le pauvre de cœur… Souvent nous vivons comme si tout semble normal, comme si tout est acquis, comme si tout est dû! Non, tout en toi et pour toi (vie, santé, foi, talents) est plutôt un don, une grâce: « Qu’as-tu« , dira saint Paul, « que tu n’aies reçu? » (1 Co 4, 7). Et Jésus de préciser: « Vous avez reçu gratuitement! » (Mt 10, 8). Sans la gratitude, notre foi risque d’être utilitaire, un fonds de commerce qui sert à nos intérêts, une recherche d’avantages et de solutions. Le cœur reconnaissant est humble, joyeux, sensible aux merveilles de Dieu et surtout capable de témoigner comme le général syrien Naaman: « Désormais je le sais: il n’y a pas d’autre Dieu sur toute la terre, que Celui d’Israël« . (1ère lecture).

« Relève-toi« , dit Jésus au lépreux reconnaissant, « ta foi t’a sauvé« . Des 10 guéris qui ont retrouvé la peau neuve, lui seul est déclaré « sauvé », c’est-à-dire a retrouvé le cœur neuf, est guéri spirituellement, transformé de l’intérieur… Que me dit donc la Parole de Dieu de ce dimanche? Que je peux avoir une santé physique florissante et être spirituellement malade. C’est le retour(nement) vers Jésus (= conversion) qui est la voie de ma guérison intérieure.

Vital Nlandu, votre curé-doyen

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Une veillée d’espérance … bien nécessaire !

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Ce dimanche 5 octobre, c’est la rentrée pastorale!

Rentrée pastorale 2025

Nous démarrerons officiellement l’année pastorale 2025-2026 tous ensemble par une messe communautaire très accueillante qui rassemblera toutes les générations: les enfants auront une animation appropriée tandis que les adultes groupés en ateliers partageront sur le thème de l’espérance à partir d’une mise en situation. Notre doyen en profitera pour présenter les orientations pastorales et les activités saillantes de cette nouvelle année pastorale. Ne manquons pas ce moment de relance et d’unité!

Les activités commenceront à 9h30 et seront suivies de la messe de rentrée pastorale.

Un verre de l’amitié sera servi après la messe par l’Equipe relais de Malmedy. L’idée de nous y retrouver tous réjouit déjà le cœur de notre doyen et son équipe!   

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