Annonces du 09/08/2020

Messes en semaines

Toutes les messes sont célébrées à la cathédrale.

  • Mardi et mercredi à 08h00
  • Jeudi à 18h00.
  • Vendredi 14 août : pas de messe
  • Jeudi à 18h00 à l’Ermitage

 

Messes dominicales

assomptionSamedi 15 août  fête de l’Assomption de Marie

                        messe à 09h00 à Ligneuville
                                    10h30 à la cathédrale
                                    17h00 à la grotte de Pont

Dimanche 16 août à  09h00 à Xhoffraix

10h30 à la cathédrale

 

 

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Confiance, c’est moi !

Homélie du 19e dimanche ordinaire A : « Confiance, c’est moi ! « 

Lectures:  I R 19, 9-13 ;  Rm 9,1-5 ;  Mt 14,22-33

 

Homélie

Mes frères et mes sœurs, dans la première lecture, le prophète Elie doit fuir, à travers le désert, les menaces de la reine Jézabel. Il marche 40 jours, 40 nuits ; il est rompu de fatigue, déprime même. Pour qu’il ait la force d’arriver au sommet du mont Horeb dit  » Sinaï « , l’ange du Seigneur lui donnera du pain qui préfigurait déjà le pain eucharistique (I R 19, 1-8). L’Horeb est la montagne de Dieu.  En effet, dans la tradition biblique, la montagne, le désert, sont des lieux privilégiés de ressourcement, de rencontre avec Dieu. Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus gravit la montagne ; Il se met à l’écart pour prier loin de la pollution sonore et des artifices de la cité… Revenant à la première lecture, sur la montagne, Elie fait l’expérience de la théophanie (manifestation de Dieu). Où, quand, comment, par quoi Dieu se révèle-t-il ? Est-ce par  un ouragan, un tremblement de terre, un feu ? Non, c’est plutôt dans le murmure d’une brise légère, c’est dans le silence, l’intériorité que sa présence invisible se fait reconnaître.

Mes frères et mes sœurs, Dieu vient encore à notre rencontre aujourd’hui; il nous parle  par la voie de notre conscience, dans le recueillement, la prière; par le cosmos (la nature regorge d’empreintes de Dieu, son créateur); par les évènements de notre vie….C’est à nous d’avoir l’intelligence des signes.

Dans cette optique, Saint Paul est triste et même découragé dans la deuxième lecture. Son  peuple d’origine n’est pas arrivé à discerner les signes de la faveur, de la prévenance, bref de la grâce de Dieu pour lui. L’appel à la conversion qu’Israël a reçu est resté sans effet: alors qu’il a été préparé depuis longtemps au travers des alliances et des promesses de Dieu, le peuple élu n’a pas accueilli l’Evangile.

De ce qui précède, voici ma conviction : savoir discerner, dans la vie comme dans la mort, dans la déconvenue comme dans le succès, dans la pauvreté comme dans la richesse, dans la santé comme dans la maladie, la proximité de Dieu qui nous accompagne et même nous habite, nous donne à espérer. Espérer est un must, sinon pourquoi vivre sans espérance !

meaux

L’Evangile, quant à lui, nous met face à notre fidélité baptismale : nous, croyants, savons dans les profondeurs de notre esprit et de notre cœur que Jésus est avec nous, et pourtant nous sommes continuellement confrontés à l’incrédulité, notre foi est souvent vacillante: nous cherchons des assurances, nous doutons comme Pierre, mettant même Dieu à l’épreuve:  » Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux   » Aussi Jésus va-t-il user  d’une  merveilleuse pédagogie dans cet Evangile,  pour que nous comprenions un tant soit peu son message : il va « obliger » ses disciples à  le précéder sur l’autre rive, pour qu’ils fassent  dans la nuit, l’expérience de leur peu de foi.  Mais ce qui est rassurant, c’est  que quand l’homme est faible, Dieu déploie sur lui toute la mesure de son Amour.

En effet, Jésus sait pertinemment que dans notre vie personnelle, familiale, communautaire …, il nous faut  parfois affronter une mer déchaînée, avec tant d’obstacles et d’intempéries inévitables. Il arrive que notre barque s’enfonce sous les flots des malheurs et des épreuves. A ce moment-là, nous avons besoin d’agripper une main. Et Jésus nous propose la sienne, celle-là même  qui a sauvé Pierre. Dans notre tradition, la barque c’est aussi l’Eglise qui, depuis vingt siècles, a levé l’ancre, largué les amarres pour naviguer dans les eaux du Monde. C’est vrai que cette barque est parfois malmenée par les vents contraires, mais Dieu ne l’abandonne jamais.

Alors, chers amis, au lieu de nous replier sur nous-mêmes, de nous laisser paralyser par nos angoisses quant à l’avenir, pourquoi ne pas saisir la main que Jésus nous tend ? … Dois-je  souligner  qu’au temps de Jésus, chez les Juifs, les abîmes marins sont le repère du mal et des forces mortifères !  En marchant sur les eaux, Jésus en fait son marchepied, il en est victorieux. « Confiance » dit-il, « c’est moi « , autrement dit, je suis avec toi ! …  Et au lieu de focaliser notre regard sur nos problèmes et nos difficultés, pourquoi ne pas garder en ligne de mire ce Jésus qui, par la puissance extraordinaire de sa résurrection, nous donne la force de rebondir et d’avancer libres et libérés  de la servitude de nos peurs ?

 

                                                                                Vital Nlandu, votre curé-doyen

 

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Quel est ton trésor ?

Homélie du 17ème dimanche ord. A : quel est ton trésor ?

Lectures : 1 rois 3, 5.7-12; Rm 8, 28-30; Mt 13, 44-52

Mes frères et mes sœurs, cher ami, chère amie, s’il te faut prioriser, hiérarchiser tes valeurs, pour laquelle peux-tu tout sacrifier ? Serait-ce l’argent, le pouvoir, ta famille, ta santé, ta dignité, …? Et si Dieu te disait : « Demande-moi ce que tu veux! ». Que demanderais-tu ?

perle2Dans la 1ère lecture,  Dieu qui contribue au bien de ceux qui croient, dit au jeune roi Salomon qui venait de succéder à son père David : « Demande ce que tu veux ! » Le jeune homme a une conscience aiguë de ses responsabilités : il ne demande pas la déroute de ses adversaires, il ne demande ni la richesse matérielle, ni de longs jours,  ni sécurité, honneurs ou puissance … S’il y a quelque chose sur lequel il veut tout miser comme moyen pour accomplir au mieux sa mission, c’est avoir un cœur attentif, une sollicitude pour  son peuple; avoir la sagesse qui n’est pas un pouvoir, mais l’art de discerner le bien et le mal !

La page d’Evangile d’aujourd’hui évoque, quant à lui,  le  Royaume de Dieu. Ce thème est le cœur même du message de Jésus : sa mission primordiale est d’annoncer et d’inaugurer, par sa présence agissante et sa résurrection,  le Monde à venir, à savoir le Royaume de Dieu…  Un Monde qui n’est pas encore là, mais qui se conjugue déjà au présent. Nous avons comme objectif missionnaire de diligenter sa venue.

Mais curieux ! Du peu que nous avons compris de l’Evangile — comme aimait le dire le Frère Roger de Taisé –, quand Jésus parle du Royaume, il n’en explicite jamais  la notion. Chaque fois qu’il en parle, il utilise plutôt un langage allégorique, symbolique, le langage des paraboles. Pourquoi cette extra-ordinaire pédagogie ? Sans doute parce que la notion du Royaume nous dépasse : c’est toute la révélation de l’insondable richesse de l’Amour de Dieu dont nous devons saisir, à tout le moins,  la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur pour en être témoins.  Le Royaume de Dieu est un trésor qui est certes présent, mais enfoui, caché : il faut le découvrir à tout prix ! C’est une perle rare à acquérir au prix des sacrifices et privations.

En Palestine, à l’époque de Jésus, il n’y avait pas de banque à chaque coin de rue comme nous le connaissons aujourd’hui. Pour protéger leurs économies, les gens mettaient leur argent dans une cassette  qu’ils enterraient dans un champ. Il arrivait que le propriétaire meure sans avoir pu révéler le lieu de sa cache. Des mois, des années plus tard, travaillant, labourant la terre, un cultivateur pouvait tomber dessus par hasard ! Figurez-vous l’émotion de cet homme, sa jubilation.  Si le terrain n’était pas à lui, il était capable de brader tous ses biens, les liquider pour s’en approprier et avoir le trésor…

Chers amis, vous  savez bien comment  nous sommes tous capables de faire d’énormes sacrifices pour avoir ce qui nous tient à cœur.  Là où est ton trésor, c’est là que se trouve ton cœur ! Voyez les étudiants qui, pendant le blocus, sacrifient des soirées, des sorties … Les sportifs qui se privent de tant de choses pour être à la hauteur, avoir la forme… Des parents, des grands parents qui se sacrifient pour les études, l’éducation de leurs enfants … Nous arrivons ici à la pointe de la parabole : pour Jésus, le Royaume de Dieu est une réalité tellement  précieuse qu’il vaut la peine de tout sacrifier pour le découvrir et le vivre. Et beaucoup l’ont fait : Saint Paul dira aux Philippiens (3, 4-10) : « J’ai tout perdu ! Je considère mes avantages d’antan comme des ordures au regard  du gain suréminent qu’est la connaissance de Jésus-Christ et la puissance de sa résurrection« . François d’Assise, le patron de notre UP,  a dû faire, lui aussi,  un choix radical : se désencombrer des richesses matérielles pour s’enrichir du don de Dieu … Choisir, c’est renoncer !

Découvrir un trésor, voilà la motivation, la passion des chercheurs, des savants qui s’emploient aujourd’hui à chercher un vaccin contre le covid-19. Mais pour ce faire, il faut absolument s’appliquer : chercher, creuser, labourer.

Oui les amis, ne lâchons pas prise, continuons inlassablement à chercher le trésor, à nous accrocher à l’Amour de Dieu et en vivre pour qu’à jamais  s’établisse chez nous et ailleurs, un monde où prédominent la justice, la paix et la concorde pour le bonheur de tous et la joie de Dieu.

                                                             

                                                                                              Vital Nlandu, votre curé-doyen

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Annonces du 19 juillet 2020

  • Nous recommandons à vos prières

Madame Jeanne Pirenne décédée à l’âge de 90 ans.
La liturgie des funérailles sera célébrée ce mercredi 22 juillet à 10h00 en la cathédrale.

  • Messes en semaines

Toutes les messes sont célébrées à la cathédrale.

    • Mercredi à 08h00
    • Jeudi et vendredi à 18h00
    • Jeudi à 18h00 à l’Ermitage
  • Messes dominicales
    • Samedi 25 juillet à 18h00 à la cathédrale
    • Dimanche 26 juillet à 10h30 à la cathédrale

                              10h00 à l’église des Capucins en allemand

  • Te Deum

Mardi prochain 21 juillet à l’occasion de la fête nationale, un Te Deum sera chanté à la cathédrale à 11h30. Invitation cordiale à tous.

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La parabole de l’ivraie, la patience de Dieu

Homélie du 16ème dimanche, Année A

Lectures : Sg 12, 13. 16-19; Rm 8, 26-27; Mt 13, 24-46 : La parabole de l’ivraie, la patience de Dieu

Mes frères et mes sœurs, la liturgie de la Parole de ce jour aborde la grave  question du mal qui est, de manière tenace,  à l’œuvre dans le monde, dans l’Eglise,  et qui fait des ravages humainement insoutenables. Mis à part ce qui ne dépend pas nécessairement de l’homme comme certaines calamités naturelles, certaines maladies …, qui de nous ignore la capacité de nuire de l’homme ? Homo homini lupus : l’homme peut être un loup, un animal féroce,  impitoyable pour son semblable. En effet, nous savons comment notre  monde est en proie aux blessures d’amour, aux trahisons, aux guerres, aux violences, aux souffrances des innocents, aux fractures sociales, aux injustices, aux peurs  dues à la bêtise humaine…  D’où cette question séculaire : pourquoi et d’où vient le mal en général ? Où est Dieu dans tout ça ? S’il existe, pourquoi son inaction, son silence; pourquoi laisse-t-il le mal foisonner dans le monde qu’il a créé ? Ne lit-on pas dans le livre de la Genèse que Dieu vit que tout ce qu’il a créé était beau ? Sur ce, je vous avoue que je peux comprendre celles et ceux qui accusent Dieu et même qui, par révolte, font défection de leur foi.

champs1Chers amis, l’intelligence des Ecritures de ce jour est éclairante et inspirante. En fait, quelle est l’énigme, le sens caché de ces 3 paraboles (l’ivraie, le grain de moutarde et le levain) ? La Parole de Dieu m’exhorte à convertir mon regard :

*Sur Dieu : ce n’est pas lui qui a créé le mal, il a initialement planté une merveilleuse semence. Hélas, il y a eu une imposture : le diabolos qui sème le désastre, qui divise, est venu insidieusement semer de l’ivraie (= en grec zizania : toutes sortes de mauvaises herbes : ronces, épines …).  La grande  révélation de ce dimanche, c’est  la miséricorde de Dieu. La force de Dieu, c’est sa bonté infinie pour l’homme, sa  patience, sa clémence pour le pécheur (1ère lecture). Comme un cultivateur aguerri, Dieu attend le jour  de la moisson. Certes, ce n’est pas parce qu’il ne fait pas la chasse aux sorcières qu’il  cautionne  nos turpitudes. Par sa foi en l’homme, il nous donne en partage son Esprit qui vient au secours de notre faiblesse (2ème lecture). Voilà pourquoi Jésus refuse  d’enfermer la femme adultère dans son passé, bien au contraire,  il  lui offre une nouvelle chance pour changer de conduite.

*Sur moi-même : comme tout homme,  je porte aussi en moi une part de bon grain et d’ivraie. Les racines du bien et du mal sont nouées en mon cœur; je suis atteint de tout côté par la faiblesse qui me pousse à pécher. Cf. Saint Paul : « Le bien que je veux faire, je ne le fais pas;  le mal que je hais, voilà ce que je fais. Qui me délivrera de mon impuissance d’aimer en vérité ?  »  Ce retournement de cœur ne peut que m’inciter à être humble, et surtout à me garder de juger les autres. Il vaut mieux enlever d’abord la poutre de mon œil pour mieux voir la paille dans l’œil de l’autre.  D’autre part, je ne dois pas m’accommoder ni me complaire dans ma faiblesse. C’est constamment, grâce à l’Esprit Saint, qu’il me faut veiller,  tenir dans la prière, bref aller au combat spirituel pour ne pas entrer en tentation.  Car, c’est de nuit, quand je sommeille, quand je néglige la prière, me déconnecte de Dieu, quand je suis spirituellement vulnérable  que le malin inocule son poison d’ivraie dans mon cœur.  Cependant, je dois bien l’admettre qu’il y a du bon grain,  un reflet de la  lumière divine en moi.  En somme, je suis une légende ! A l’instar du levain de l’Evangile, je recèle en moi un immense potentiel de croissance et de fécondité qui peut m’aider à être davantage utile aux autres.

*Sur les autres : chaque être humain est une parabole, un  chemin spirituel où, grâce au regard positif, l’on retrouve les traces du Ressuscité, tant de  semences d’espérance : « En tout homme, il y a plus de choses à admirer qu’à mépriser » (Albert Camus).

*Sur le monde : c’est le champ ensemencé par Jésus. Il se construit avec ses ambiguïtés, la cohabitation du bien et du mal, de la grâce et du péché. Mais comme le grain de moutarde, une dérisoire graine de bienveillance cultivée, arrosée et soignée, peut  fleurir en un monde plus juste, pacifique et beau. Le dynamisme du Royaume enfoui au cœur de l’humanité peut ainsi transformer le monde. C’est pour dire que le mal n’est pas en soi une fatalité, one day, un jour,   l’Amour  aura raison de tout. Et d’ailleurs, il y a par-ci par-là, des signes du Royaume à décoder absolument : les Droits de l’homme, les élans et initiatives d’entraide et de solidarité, le bénévolat …

Que les grâces de Dieu nous devancent : accrochons-nous en  ayant  de l’assurance en sa présence.

                                                                                  Vital Nlandu, votre curé-doyen

 

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Port du masque obligatoire

masqueLe port du masque est dorénavant obligatoire dans les lieux de cultes.

Merci à tous de respecter cette nouvelle mesure gouvernemental.

Des sanctions prévues contre ceux qui ne respectent pas les règles

Les citoyens qui ne respectent pas l’obligation de port du masque dans les situations précitées s’exposent à une sanction pénale « comme prévu dans l’arrêté ministériel ». Cet arrêté ministériel prévoira également « la possibilité de fermeture des établissements qui enfreindraient les règles en vigueur de manière répétée ».

Pour rappel, les masques ne sont jamais obligatoires pour les enfants de moins de 12 ans. Des dispositions particulières sont également prévues pour les personnes qui ne peuvent pas porter un masque pour des raisons médicales.

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Venez à moi !

Homélie du 14ème dimanche ordinaire A

Lectures : Za 9, 9-10; Ro 8, 9-13; Mt 11, 25-30 : Venez à moi !

 

 » Père, je te bénis, je te remercie, je te rends grâce « : clame Jésus. La gratitude n’est pas une simple politesse d’usage, c’est une émotion intense,  affectueuse, profonde et engageante, un sentiment d’approbation, de respect et  reconnaissance d’un bienfait reçu. Je te remercie parce ce que tu as doté  les petits, les gens simples et  humbles d’une telle grandeur d’âme,  d’une beauté intérieure si charmante !  Tu leur as donné de faire l’expérience d’enfance spirituelle, d’accueillir avec leurs mains tendues la grâce, le magnifique cadeau de la vie de Jésus que  tu offres aux hommes,  le don gratuit de son amour!  Dans la chanson  « Mille colombes« , Mireille Mathieu nous  convie au retour à la source d’enfance : « Donnez-nous mille colombes et des millions d’hirondelles. Faites un jour que tous les hommes redeviennent des enfants ». Redevenir un enfant, s’émerveiller, être réceptif, voir avec le cœur, s’abandonner à la grâce de Dieu : voilà une  intention de prière à formuler au cours de cette eucharistie !

Mes sœurs et mes frères, la page d’Evangile de ce dimanche soutient un paradoxe : la connaissance, n’est-ce pas le lot des sages et des savants tant qu’ils en sont les spécialistes?  Or ici, ils sont ignorants sur toute la ligne parce qu’ils sont enfermés dans leurs certitudes.  Savez-vous, la connaissance dans la bible ne se réduit pas à un fatras d’informations ou de renseignements cumulés sur quelqu’un ou quelque chose; rien à voir avec des diplômes … Il ne s’agit pas de l’aptitude intellectuelle de quelqu’un, sa connaissance livresque…  La connaissance biblique que j’évoque est plutôt un baptême, un plongeon dans la profondeur des mystères, une relation forte, une  intimité mystique avec Dieu. On comprend  dès lors Jésus quand il dit : « Personne ne connaît le Père sinon le Fils », c’est-à-dire il n’y a personne d’autre au monde qui soit foncièrement lié et relié au Père que lui Jésus; « et personne ne connaît le Fils sinon le Père et celui à qui il veut le révéler« . On est ici en présence d’une intimité hallucinante, qui dépasse tout entendement. Par 5 fois, le mot « Père » revient dans l’Evangile pour dire la relation de confiance, d’abandon, la relation filiale que Jésus entretient avec son Père. La foi, c’est d’abord une alliance vivante  nouée avec Dieu, la relation personnelle, toute nue, intime  que l’on entretient avec lui.

« Devenez mes disciples«  : celle ou celui qui suit Jésus, qui est habité par son Esprit (2ème lecture),  (re)trouve ipso facto la paix, la consolation;  il (re)trouve in Christo, sa liberté intérieure. Dans son livre, le prophète Zacharie annonce  un roi qui vient décréter la paix aux nations (1ère lecture). Cela est corroboré dans le psaume 144 que nous avons chanté: « Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés« .

Alors Jésus demande à celles et à ceux qui se sentent  chargés et écrasés de le rejoindre. Par respect de notre liberté, lui n’impose pas, il ne fait pas du clientélisme. C’est à chacun d’entreprendre la démarche, d’oser l’expérience. Venez à moi vous qui êtes fatigués, découragés; vous qui menez une existence sans sens ni horizon;  vous qui avez un joug lourd à porter, un fardeau épuisant qui  plie votre corps et  baisse votre regard. Vous qui ployez sous le poids de vos  blessures morales, de votre culpabilité, de vos inquiétudes, de vos questions sans réponse; le poids des promesses déçues, des trahisons, du deuil, de l’injustice, de la solitude, des difficultés de santé … Oui, Jésus veut nous soulager de toutes les pesanteurs qui plombent nos vies.

reposCependant, je tiens à indiquer qu’il ne va pas remplacer le Forem qui aide les chômeurs à trouver un emploi;  le CPAS  qui garantit un revenu minimum à ceux qui disposent des moyens de subsistance insuffisants;  l’hôpital qui soigne  les malades …  Ce qu’il donne, c’est  plutôt quelque chose que le monde ne peut donner, à savoir  le repos spirituel, la paix intérieure. Paul Claudel a été inspiré en écrivant : « Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance. Il n’est même pas venu l’expliquer, mais il est venu la remplir de sa présence »  Avec Jésus, nos pauvretés offertes, nos vulnérabilités s’ouvrent à l’amour de Dieu. Avec Jésus, nous ne sommes pas seuls sur nos chemins de croix, il nous accompagne  et même nous habite par l’Esprit Saint. Et par  la grâce de sa présence, nous avons la guérison intérieure et nous restons ouverts à l’espérance.

                                                                    Vital Nlandu, doyen de l’Ardenne

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