Jésus prie pour ses amis

Homélie du 7ème dimanche de Pâques A
Ac 1, 12-14; Ps 26; 1 Pi 4, 13-16; Jn 17, 1-11.

Mes sœurs et mes frères, les disciples vivent un moment bouleversant. Jésus vient de les quitter et avec ses instructions, ils retournent à Jérusalem. Ils ne savent pas encore ce qui va arriver, mais ils sont confiants et unis. Avec Marie, ils persévèrent dans la prière, dans l’attente de la Promesse: le don de l’Esprit Saint.

Aussi ce programme qui nous est proposé en cette semaine de préparation à la Pentecôte: prier avec Marie pour que l’Esprit Saint vienne soutenir nos engagements, fortifier notre foi et nous sanctifier… La prière n’est pas une tentative d’évasion du monde, c’est une force qui nous aide à le traverser. Gandhi disait: «Sans  la prière, j’aurais perdu la raison…  La prière est la clé du matin et le verrou du soir. C’est une alliance sacrée entre Dieu et les hommes». Et le curé d’Ars: «La prière est à notre âme ce que la pluie est à la terre». Ces paroles rejoignent profondément l’Évangile d’aujourd’hui.

En effet, après ses adieux aux disciples et ses ultimes exhortations, «Demeurez dans mon amour; je vous appelle mes amis; vous aurez à souffrir dans le monde, mais courage!», Jésus, le Grand Prêtre, s’adresse à son Père en priant pour lui et en intercédant pour que ses amis participent à sa gloire dans la vie éternelle, qui consiste aujourd’hui déjà à connaître Dieu, à lui faire confiance, à l’aimer, à entrer en intimité avec lui. Il prie pour toi en particulier, car il connaît tes luttes intérieures, tes fragilités et tes attentes! Dans cette prière sacerdotale, il nous ouvre son cœur. Nous découvrons la mystérieuse liaison, l’intimité profonde qui l’unit à son Père: «Et maintenant, glorifie-moi de la gloire que j’avais auprès de toi avant la création du cosmos». C’est loin ça, au-delà du temps! «Tout ce qui est à moi est à toi et tout ce qui est à toi est à moi». Il y a là une communion totale, un amour sans réserve. C’est dans ce puissant flux d’amour qu’il nous introduit!

Jésus rend compte à son Père du bilan de sa mission sur la terre: «Père, je t’ai glorifié (donné du poids) sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais  donnée  à faire» … Et toi, à la fin de son pèlerinage sur la terre, pourrais-tu dire à ton tour: «Tout est accompli! J’ai essayé de réaliser du mieux possible l’œuvre que Dieu m’a confiée, la mission qui était la mienne!» Encore faut-il l’avoir identifiée!

Par ailleurs, il sait qu’il laisse ses disciples dans un monde souvent hostile à l’Evangile. Pour cela, ils doivent faire confiance et avoir les reins solides pour supporter les souffrances liées au témoignage de la foi et à tant d’autres épreuves. Le psaume 26 de ce dimanche le rappelle avec force: «Le Seigneur est le rempart de ma vie; devant qui tremblerais-je?». Oui, même si de temps à autre, nous avons l’impression d’être emportés par le courant, même lorsque notre foi vacille, le Seigneur Jésus et Marie, notre Mère du ciel, prient avec nous et pour nous. Amen!

Vital Nlandu, votre curé-Doyen

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