Durant toute cette année, nous nous laissons guider par St Luc pour découvrir certaines facettes de la personne de Jésus. Les quatre Evangélistes présentent Jésus, chacun à sa manière, mais ils s’enrichissent mutuellement et ont tous le désir de nous faire aimer et croire en Jésus, Christ et Fils de Dieu, et « pour que, en croyant, vous ayez la vie en son nom » (Jn 20,31).
St Luc dédie son Evangile (et les Actes des Apôtres) à Théophile (= l’ami de Dieu) pour le conforter dans sa foi en Jésus. Mais ne sommes-nous pas tous des ‘Théophile’ qui avons besoin d’être confortés dans notre foi ? Or le Jésus que nous présente Luc est particulièrement ‘parlant’ pour notre société un peu déboussolée.
Le Jésus de Luc a un intérêt tout particulier pour les pauvres : c’est à eux qu’est annoncée la Bonne Nouvelle (4,18 ; 7,22) ; ils sont déclarés bienheureux (6,20). Ils sont aussi invités au festin (14,13.21) et bénéficieront d’un renversement de situation (parabole du riche et de Lazare : 16,19-31). En conséquence, il s’agit de se montrer généreux envers eux (18,22 ; 19,8).
Il a une sollicitude toute particulière envers les femmes : veuve de Naïm (7,11-17), la femme pécheresse (7,36-50), la femme possédée (13,10-17). Luc est le seul à signaler le groupe de femmes qui accompagnaient Jésus (8,1-3).
Jésus ose croire et inviter à la conversion. Les pécheurs y sont appelés (,32 ; 15,7.10) et ont vocation à être pardonnés (7,49). Jésus leur fait bon accueil : d’où l’indignation des scribes et pharisiens (15,1-2). Il reste chez Zachée, pour lui annoncer qu’aujourd’hui le salut est advenu pour lui (19,1-10). A l’exemple de la femme pécheresse (7,36-50) ou du bon larron (23,40-43), ils sont capables des plus beaux élans et la communion ultime leur est promise. Le Pardon est une des caractéristiques majeures de Jésus et du Père, et cela jusque sur la Croix (23,34).
Luc insiste sur la Joie : joie que procurent les manifestations de salut ; joie de Dieu pour tout pécheur qui se convertit (15) ; joie du pécheur qui voit le salut se manifester en Jésus (19,6) ; joie finale des disciples après le départ glorieux de leur maître (24,52).
Luc souligne particulièrement la Prière de Jésus aux moments essentiels de son ministère : au Baptême (3,21), le choix des Douze (6,12), la Transfiguration (9,28-29), l’enseignement du Notre Père (11,1) et ailleurs (5,16 ; 9,18 ; 22,32), et surtout à Gethsémani (22,43-44). Les disciples eux-mêmes sont invités à prier constamment (18,1) et à avoir confiance en Dieu Miséricordieux (18,1-14). Notons aussi son insistance sur le rôle du St-Esprit.
Et si l’on relisait, en entier, l’évangile de LUC… ! pour ‘rebooster’ notre foi !
Père Norbert Maréchal



Ce vendredi 10 mai de 10h00 à 12h00, l’abbé Vital Nlandu, curé de l’Unité pastorale de Malmedy, sera à votre disposition pour un entretien ou la confession individuelle à la chapelle de la Miséricorde. Pendant tout ce temps, il y a possibilité de prière silencieuse devant le Saint Sacrement exposé.
Collecte

Rappelle-toi à tout jamais que Jésus, le Christ, t’a sauvé par amour et pour l’amour. Certes, tu as en toi tes coins accidentés, cabossés, mais aussi tes coins verdoyants ; tu guettes l’aurore non sans redouter la terreur de la nuit. Sache qu’à travers l’ombre des forces mortifères qui rôdent, à travers les brumes du désespoir, s’est infiltré l’éclat de Pâques. Vis, vis ! Branché intimement sur le « Res-suscité » comme le sarment à la vigne, mets à profit ce que tu as découvert pendant le carême, suscite de nouveau, rallume le feu de la vie par des actes et des paroles qui font lever le jour, font gagner l’amour et l’espérance !
Nous sommes créés comme êtres imparfaits et en devenir . Où serait notre liberté, autrement ? Et ce devenir laisse le champ ouvert à la « Création se faisant », avec ses hésitations, ses trébuchements, ses échecs et relèvements, ses avancées (Teilhard de Chardin) .
Corollaire de l’Amour parfait : la Miséricorde infinie, celle qui pardonne au delà du renoncement du jeune homme riche, de la trahison de Judas, du reniement de Pierre, du procès inique du Sanhédrin, de la lâcheté de Pilate et des tortures de l’occupant . En miroir, la restauration de sa dignité demande au pécheur trois attitudes : la contrition (la conscience de sa faute), le repentir (l’abandon de son arrogance et le rejet de la récidive) et s’il est possible, une tentative de réparation .
