Toi seul es l’ami qui connais mon pas…

Le lavement des pieds… Une fois de plus m’est revenu, à l’écoute de ce récit, le passage de ce chant déjà bien ancien : Je suis solitaire, toi seul es l’ami qui connais mon pas (G116)… J’aime voir le Seigneur Jésus s’abaisser devant moi… J’aime le sentir qui dans le geste de ses mains, touche mes pieds, et puis les prend l’un après l’autre avec douceur…

J’aime voir Jésus s’arrêter à lire toute mon histoire dans mes pieds… Toute mon histoire… Mes chemins les plus anciens… Mes chemins les plus récents… Les routes et les sentiers de ma vie… Les droites allées et les passages perdus de mes faiblesses, de mes dérives, de mes blessures…

Jésus qui regarde mes pieds… Jésus qui regarde… et garde longuement mes pieds… Chacun de mes pieds dans ses mains…

De toi seul mon Seigneur Jésus, j’accepte que mes pieds soient touchés…

À toi seul j’accepte de livrer mes pieds comme un livre ouvert…

De toi seul j’accepte que mes pieds soient touchés et palpés, lavés et soignés…

De toi seul… Car toi seul es l’ami qui connais mon pas, chacun de mes pas…

Et toi seul sais quelles blessures il faut panser et purifier… Bien mieux que je ne le sais moi-même… Les blessures anciennes… Les blessures récentes… Les blessures secrètes qui remontent parfois tellement loin dans mon histoire et même dans l’histoire de ceux qui m’ont précédé…

Jésus, tu t’abaisses jusqu’à mes pieds… Et cela me fait du bien… Et toi seul peux le faire jusque là…

J’aime que ce soit mes pieds que tu affectionnes de toucher, et non ma tête, et non mes mains… Car dans ma tête, et dans mes mains, je reste encore un peu le maître de ma vie…

Mais dans mes pieds ?… Les pieds, c’est ce que j’ai de plus modeste… Dans mes pieds, je n’ai rien, vraiment rien, à faire valoir… Ne dit-on pas parfois de quelqu’un : « Il est bête comme ses pieds… » ?…

Jésus, j’aime que tu viennes jusque là, à ce niveau-là de ma vie, de mon histoire, de mon passé et de mon présent…

Je suis un peu fou en parlant de la sorte… Je ne sais pas dire mieux en ce Jeudi-Saint… Comme le fils prodigue de la parabole revenu à la maison en ayant perdu ses sandales…

Et aussi comme ces petits enfants qui reviennent d’un camp avec un seul soulier… N’en sont-ils pas d’autant plus touchants ?… « Où as-tu laissé l’autre soulier ? »… Et la maman ne peut que fondre au retour du petit…

Vite, mettez-lui des chaussures aux pieds (Lc 15, 22)…

Et que vont-ils donc devenir ces pieds passés par les mains de Jésus ?…

Que vont-ils devenir mes pieds, touchés et palpés, lavés et soignés, par mon Seigneur Jésus ?… Mes pieds imprégnés, comme d’une huile de douceur et de beauté…

Que vont-ils devenir mes pieds, sinon porteurs de bonne Nouvelle…

Qu’ils sont beaux les pieds des messagers de bonnes nouvelles (Rm 10, 15)…

Votre curé

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annonces DU 27 mars 2016

Nous recommandons à vos prières :

Madame Cécile Albert veuve de Charles Thomas décédée à l’âge de 88 ans. Anna Dahmer veuve de Hermann Kesseler décédée à l’âge de 82 ans

Nous avons accompagné dans leur passage vers le Père :

Monsieur Léo Fagnoul époux de Frieda Godefroid, à l’âge de 80 ans Madame Lény Lisken veuve en 1ère noces de Freddy Goffin et en 2ème noces de Auguste Gomand à l’âge de 77 ans Monsieur Louis Albert époux de Monique Marichal, à l’âge de 86 ans

Les tables de la Parole – Lectio divina de cette semaine auront lieu :

Le vendredi 1er avril à 20h00 chez Paul et Rosa Dumoulin à Hédomont et chez Madeleine Lentz (celle-ci particulièrement pour les jeunes) Place du Parc, 22. Invitation cordiale à tous.

Pèlerinage à Lourdes

L’unité pastorale de Malmedy organise à nouveau un pèlerinage à Lourdes en lien avec le diocèse du 15 au 21 août 2016. Des livrets avec les renseignements sont à votre disposition dans le fond de la cathédrale. Les inscriptions se prennent exclusivement au secrétariat de l’unité pastorale. Le voyage se fera en TGV ou en avion. Pour les inscriptions en avion, il est très urgent de s’inscrire.

Entretien avec un prêtre ou confession

Chaque vendredi de 10h00 à 12h00, possibilité d’entretien ou de confession individuelle avec un prêtre à la chapelle de la Miséricorde. Exceptionnellement ce Vendredi Saint, il n’y aura pas d’adoration.

Touche pas à KTO TV Belgique

Proximus TV a décidé de retirer « KTO TV » de son offre de télédistribution. Et ce, à partir du 30 avril. Une pétition vient d’être lancée pour tenter de faire revenir la direction de Proximus sur sa décision. Vous pouvez signer la pétition en suivant le lien : http://www.touche-pas-a-kto-tv.com/

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Le père miséricordieux de Rembrandt

Les 5 et 6 mars (proclamation de la « parabole de l’Enfant prodigue »), j’ai apporté un complément à la présentation faite du tableau de Rembrandt par le Père Norbert Maréchal lors de l’ouverture de la Chapelle de la Miséricorde. Voici le texte de mon complément, qui préparait également bien à la proclamation de l’évangile de « La femme adultère », de ces 12 et 13 mars. Ce complément reprend une Lettre pastorale de Mgr François Garnier, adressée aux jeunes du diocèse de Luçon, à Pâques 1995, et intitulée : « Dieu ne veut que ton bonheur ».

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L’un des plus beaux tableaux qui existe représentant Dieu le Père a été peint par Rembrandt (1606 – 1669). C’est le père de cet enfant prodigue qui a gâché sa vie et son argent dans la « débauche avec des femmes » (Lc 15, 11-24)

Rembrandt peint le père au moment où son enfant revient. Son gosse est en guenilles, il a la nuque rasée comme un bagnard. Il a les pieds nus. Il est à genoux, il appuie sa tête contre le ventre de son père. Le père est là debout. Ses yeux sont épuisés d’avoir pleuré. Il pose ses deux mains sur les épaules de son fils. Sa main droite est une main de femme, sa main gauche une main d’homme. La main de femme est longue, effilée et douce. La main d’homme est forte, carrée et trapue. Rembrandt nous dessine un Dieu qui est à la fois père et mère, un Dieu qui est même un peu plus mère que père.

En effet, quand Rembrandt peint ce tableau, il habite dans un quartier juif en Hollande. Et lui qui est chrétien connaît bien les coutumes juives. Il sait qu’un bon juif, le matin lave d’abord sa main droite et ensuite, seulement sa main gauche. Car la main droite est celle de la miséricorde et la gauche celle de l’exigence. Il faut toujours faire passer la miséricorde avant l’exigence. J’aime qu’on représente notre Dieu comme cela… miséricordieux comme une mère et exigeant comme un père. Car il reste exigeant ; il espère toujours pour nous une plus grande qualité d’amour, plus grande même que celle dont nous pensons être capables.

C’est vrai, nous sommes fragiles ; mais Dieu est miséricordieux. Il pardonne. Il nous accueille avec nos défaillances, nos détours, nos maladresses, nos péchés et nos retours. Mais il nous espère encore, il veut nous rendre forts, il attend que nous aimions mieux, que nous aimions plus vrai, que nous n’ayons pas peur d’aimer… avec sainteté.

Je voudrais vous dire un seul exemple pourquoi j’aime le Christ :

Un jour, il dit : « Un homme qui regarde une femme avec envie est déjà adultère en son cœur ». Et un autre jour, il est le seul à défendre la femme surprise en état d’adultère, que tous ceux qui sont là veulent condamner et lapider (Lc 5, 28 et Jn 8, 3-11)

Eh bien, ce Christ mérite d’être contemplé. Il est bien le Fils de son Père. En Lui nous voyons tout l’amour de Dieu son Père. Lui aussi a la main douce et féminine qui refuse de saisir la pierre qui fera mal à cette femme pécheresse. Mais il a aussi la main ferme et masculine qui la relève… avec une parole exigeante : « Va et ne pèche plus ». Le Christ ne craint pas de dire les paroles les plus exigeantes qui soient : « Un homme qui regarde une femme avec envie est déjà adultère en son cœur ». Voilà qu’en Jésus, comme en son Père, nous contemplons la miséricorde majuscule, mais aussi l’exigence majuscule. En lui, jamais l’exigence ne se dégrade en dureté et jamais la miséricorde ne se dégrade en lâcheté. Il accomplit l’exigence en demeurant dans la miséricorde et inversement.

Eh bien moi, j’aime ce Christ qui déteste le péché, qui déniche partout où il se cache et le combat, mais qui est le seul à aimer encore et toujours les pécheurs, à aimer encore et toujours le dernier des derniers des pécheurs. Il est le seul à nous croire capable de nous relever et de ne plus pécher.

Oh ! rappelez-vous cela le jour où vous aurez abîmé quelque chose de votre cœur, quelque chose de votre vie, le jour où vous aurez abîmé quelque chose de l’amour, quelque chose de la relation avec l’autre ; ce jour-là, rappelez-vous, vous pourrez toujours revenir vers le Seigneur et lui dire : « Je sais que pour Toi, le dernier des derniers peut être le premier de tous ». Au plus bas de nos fragilités, le Christ n’a qu’un désir : nous relever vraiment. Ce Christ mérite d’être aimé. C’est par lui que nous apprenons… à aimer !

 Votre curé Henri Bastin

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ANNONCES DU 20 MARS 2016

Nous recommandons à vos prières :

Léon FAGNOUL époux de Frieda Godefroid, décédé à l’âge de 80 ans. La liturgie des funérailles sera célébrée ce mardi 22 mars à 10h00 en la cathédrale.

Nous avons accompagné dans son passage vers le Père :

Madame Anna DUCOMBLE, veuve de Alfred Daniel à l’âge de 85 ans.

Les célébrations de la Semaine Sainte

–      Lundi 21, mardi 22 et mercredi 23 mars, à 7h00, messe au calvaire.

–      Mardi 22 mars à 19h30 à la cathédrale Célébration communautaire du sacrement de réconciliation.

–      Mercredi 23 mars à 18h00 à la cathédrale saint Paul à Liège – Messe chrismale et bénédiction des Saintes huiles.

–      Jeudi 24 mars à 19h30 à la cathédrale – Célébration de la Cène suivie de l’adoration jusqu’à 22h00.

–      Vendredi 25 mars, les Chemins de croix auront lieu à 14h00 au Calvaire et à la cathédrale, à 14h30 à l’église de Ligneuville et à 15h00 à l’église de Xhoffraix. À 19h30 à la cathédrale – Rassemblement pour la célébration de la Passion de Notre-Seigneur.

–      Samedi 26 mars à 21h00 à la cathédrale – Vigile pascale,

–      Dimanche 27 mars à 9h00 à Ligneuville et à 10h30 à la cathédrale célébration de la fête de Pâques.

–      Lundi 28 mars à 10h30 messe du lendemain de Pâques en allemand à l’église des Capucins.

Les tables de la Parole – Lectio divina de cette semaine auront lieu :

le mercredi 23 mars à 20h00, chez Yvonne Thunus Rue de la Borbotte, 20 à Xhoffraix. Cette table est œcuménique. Invitation cordiale à tous.

Pèlerinage à Lourdes

L’unité pastorale de Malmedy organise à nouveau un pèlerinage à Lourdes en lien avec le diocèse du 15 au 21 août 2016. Des livrets avec les renseignements sont à votre disposition dans le fond de la cathédrale. Les inscriptions se prennent exclusivement au secrétariat de l’unité pastorale. Le voyage se fera en TGV ou en avion. Pour les inscriptions en avion, il est très urgent de s’inscrire.

Entretien avec un prêtre ou confession

Chaque vendredi de 10h00 à 12h00, possibilité d’entretien ou de confession individuelle avec un prêtre à la chapelle de la Miséricorde. Exceptionnellement ce Vendredi Saint, il n’y aura pas d’adoration.

Nous sommes tous citoyen du monde

Les équipes populaires organisent la « Marche aux flambeaux » avec le thème cette année « Nous sommes tous citoyens du monde » qui aura lieu ce mardi 22 mars à 18h00 à la salle paroissiale de Xhoffraix suivie de la messe et se terminera par un repas fraternel. Invitation cordiale à tous.

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la retraite de l’Unité pastorale 2016

Compte-rendu

de la retraite de l’Unité pastorale 2016

 Cette année, comme chaque année, à (plus ou moins ) mêmes dates s’est déroulée la retraite des paroisses du grand Malmedy au foyer de charité à Nivezé. 40 participants pour « se laisser prendre par le Seigneur » sous la conduite fraternelle (paternelle?) de notre doyen Henri Bastin.

Nous retrouvons notre saint patron, François (pas Henri!), à partir d’une lettre envoyée à un frère – ministre (= responsable d’une communauté – > minus : petit, serviteur – à méditer peut-être par nos dirigeants politiques toutes tendances confondues ? !) qui vit mal certaines oppositions dans la dite communauté et désire « jeter le gant » pour devenir ermite. François de lui conseiller alors de n’en rien faire, de « tenir tout (péchés, coups !..) pour une grâce dans l’obéissance véritable ».

À cela on peut associer un superbe texte du Père Jésuite Michel Boutault (1604 – 1689) tiré de « Méthode pour converser avec Dieu » imprimé ce 4ème dimanche de Carême (06 mars).

Ainsi découvrirons-nous que l’événement fondateur de la conversion de Saint François est le baiser au lépreux qui sera retournement complet de l’esprit, parachevé par la rencontre du Crucifié dans l’église de San Damiano.

Amour et pardon, bienveillance et bienfaisance vont rythmer les différents moments de conférence, passant de l’ancien testament au nouveau, de François à Teilhard de Chardin, sans oublier Mgr Martini, Saint Irénée de Lyon, Pascal, Ignace d’Antioche… Le samedi soir nous a été présenté le film « Philomena » évoquant l’histoire des jeunes filles-mères irlandaises à qui étaient enlevés (!) les enfants pour être adoptés aux USA.

Du « matériel » à méditer pour un an, une parole à « remâcher » sans fin avec, en point de mire, la formule d’Urs von Balthasar : « Seul l’amour est digne de foi ». À savourer sans modération !

                                                                                                  Jean-Pierre Koch

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ANNONCES DU 13 MARS 2016

Nous avons accompagné dans leur passage vers le Père :

Madame Léa SCHWIEN, veuve d’Émile Heinen à l’âge de 84 ans. Monsieur René KEHL, époux de Irma Bongartz à l’âge de 89 ans. Madame Sophie SOLHEID, à l’âge de 78 ans.

Ce dimanche 13 mars à 14h30 à la cathédrale, nous accueillerons dans notre communauté chrétienne par le sacrement du baptême : SIMON, fils de Geoffrey Gilon et Valérie Bodson. Nous vous invitons à porter dans la prière cet enfant et sa famille.

Les tables de la Parole – Lectio divina de cette semaine auront lieu :

  • le mardi 15 mars à 16h00, chez les sœurs de Saint-Joseph Rue Abbé Peters, 10. Le mercredi 16 mars à 20h00, chez Jean et Élisabeth Hugo Chemin du Calvaire, 58 à Chôdes.
  • Le jeudi 17 mars à 20h00, chez Herman et Monique Nelles Avenue des Alliés, 35d.
  • Le vendredi 18 mars à 20h00, chez Ursula Schneider rue St Donat, 53 à Ondenval et chez Madeleine Lentz (celle-ci particulièrement pour les jeunes) Place du Parc, 22 Invitation cordiale à tous.

L’unité pastorale de Malmedy organise à nouveau un pèlerinage à Lourdes en lien avec le diocèse du 15 au 21 août 2016. Des livrets avec les renseignements sont à votre disposition dans le fond de la cathédrale. Les inscriptions se prennent exclusivement au secrétariat de l’unité pastorale. Le voyage se fera en TGV ou en avion. Le nombre de places disponibles dans l’avion étant limitées, il est indispensable de s’inscrire le plutôt possible si vous souhaitez partir en avion.

Dimanche prochain, toute l’Unité pastorale se rassemblera pour la bénédiction des rameaux. Celle-ci débutera à 10h30 dans le par cet sera suivie de l’eucharistie à la cathédrale. Il n’y aura donc pas de messe à 9h00 à l’église de Xhoffraix.

A la sortie de la messe vous recevrez une enveloppe destinée à la deuxième collecte de Carême de partage qui se fera le week-end prochain.

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La vie consacrée à Malmedy

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Soirée d’information de partage et de Prière. Le 2 février 2016

Présentation

Suite à un Synode, Jean Paul II a institué, en 1997, une Journée « Consacrée», fixée au 2 février de chaque année. Le Pape François a voulu toute une année célébrant la Vie Consacrée: celle-ci se termine ce 2 février 2016!

Pourquoi le 2 février? Parce que c’est la fête de la Présentation de Jésus: « Salut, Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël». Jésus y est présenté et offert par ses parents, accueilli et reconnu par Syméon et Anne, figures de l’A.T., pour devenir Lumière et Salut de tous les hommes.

À la suite de Jésus et ‘saisis’ par Lui, les ‘Consacrés’ veulent aussi consacrer toute leur vie à la «manifestation de l’amour de Dieu dans le monde». Vivre la suite du Christ vaut pour tous, mais y consacrer toute sa vie pour témoigner qu’il n’y a qu’un absolu: ‘Dieu est Amour et que tous sont dignes d’être aimés’. Pour cela, les chemins sont multiples et variés: les diverses Communautés religieuses expriment des ‘touches’ particulières d’un même Mystère d’Amour.

Baptême:

Image2.pngNous te remercions, Seigneur, pour cette grâce du Baptême qui nous a, tous, plongés dans le Mystère de la Mort et la Résurrection de Jésus, nous donnant ainsi part à la Vie et à l’Amour de Dieu Père – Fils et Esprit.

Ce Baptême nous confère ainsi notre dignité commune: celle d’être enfants de Dieu et de pouvoir appeler Dieu comme Jésus, «-Père», par l’inspiration du St Esprit.

Cette dignité commune fait de chacun de nous des frères et des sœurs en Christ, et nous incite à nous aimer de plus en plus les uns les autres, et même nos ennemis, comme nous le demande Jésus.

Cette dignité du Baptême nous donne aussi une responsabilité: celle d’établir, là où nous vivons et à notre mesure, des étincelles du Règne de Dieu dans notre monde, Règne de Justice et de paix, Règne de Vie et de Vérité, de grâce et de sainteté, Règne d’Amour. Telle est la Mission que nous donne notre Baptême, et que nous pouvons vivre en laissant grandir au jour le jour cette lumière du Baptême.

Merci, Seigneur, pour la confiance que tu mets en chacun de nous. Continue à nous accompagner sur notre chemin, pour que nous puissions répondre à ton attente pour ce monde que tu aimes.

Vie religieuse un chemin chrétien parmi d’autres.

Le vœu de chasteté

On n’est pas religieux pour vivre les vœux de pauvreté, d’obéissance et de chasteté. Ils sont des moyens pour vivre d’une manière particulière l’Évangile.

Ils sont souvent compris comme une contrainte douloureuse – ne pas avoir de biens propres, ne pas décider seul, ne pas pouvoir fonder une famille. Ils ne sont pas d’abord des interdits mais une relation particulière aux personnes et aux choses.

C’est un moyen de nous décentrer, de devenir de plus en plus disponible. C’est vouloir avant tout mettre le Christ au centre de notre existence. C’est-à-dire suivre le Christ chaste, pauvre et obéissant. Le Christ a été chaste non en étant célibataire mais par son attitude envers les personnes rencontrées dans une totale liberté.

La chasteté ne peut être du côté de la stérilité. Le Pape rappelait aux religieuses soyez « mères» au service de la vie et non des « filles». La chasteté est aussi au service de la vie par des paroles, des gestes, des actes.

Vivre jour après jour nos vœux développe le meilleur de nous-mêmes. Nous pouvons aller vers les autres en toute liberté, dans le respect de l’autre et ne pas en faire l’objet de notre désir. C’est un long apprentissage de la maîtrise de soi. C’est un long travail jamais terminé.

Autrement dit «être chaste» c’est aimer avec un cœur large.

Nous demandons chaque jour au Seigneur de vivre dans la chasteté, la pauvreté et l’obéissance.

 Le vœu de pauvreté

« tout, donne l’argent aux pauvres et suis-moi!» dit le Christ au jeune homme riche. La vie religieuse aime reprendre cette péricope pour y associer le vœu de pauvreté. Mais le vœu de pauvreté ce n’est pas la recherche d’une vie de misère. Il s’agit d’abord d’un renoncement à ce que l’on possède. Le vœu de pauvreté est un sacrifice mais c’est surtout une libération: quand il perdait ou cassait quelque chose, saint François de Sales avait l’habitude de dire: «! Encore une chose dont je n’aurai pas à me détacher au moment de la mort.»

Le vœu de pauvreté est un signe de l’engagement à la suite du Christ. Il nous fait participer à l’attitude filiale du Christ envers le Père et à sa condition de frère et serviteur parmi les hommes. Le vœu de pauvreté met en évidence le manque et nous fait reconnaître que nous sommes des créatures limitées. Cela nous fait sortir de la volonté de toute puissance. Dans le vœu de pauvreté ce qui préside, c’est la conduite intérieure qui guide nos choix concrets. C’est reconnaître que nous ne sommes pas notre propre origine ni notre propre devenir, c’est s’abandonner dans la confiance de la Providence vers la vie éternelle.

Concrètement, les vœux, et aussi le vœu de pauvreté se développe et s’acquière tout au long de la vie religieuse. Progressivement, on apprend à se détacher des choses pour se mettre à la suite du Christ et vivre en solidarité avec les pauvres. Matériellement, il ne nous manque rien, et de ce point de vue-là, il est facile de parler. Mais le détachement ne s’opère pas uniquement au niveau de l’argent et des possessions. Il s’agit avant tout de se dépouiller de toute forme de pouvoir et d’être simplement disponible pour le monde dans lequel nous sommes envoyés.

 Le vœu d’obéissance

Toute l’existence de Jésus a été communion à la volonté de son Père dont il se savait le Bien-aimé. Il répond à cet amour par une disponibilité totale à sa mission rédemptrice. Sa nourriture est de faire la volonté de Celui qui l’a envoyé. Il assume la condition de serviteur et apprend, en souffrant, le prix de l’obéissance. Ressuscité par Dieu, il est devenu cause de salut universel.

Jésus est pour nous l’exemple parfait que nous essayons de suivre. Mus par l’Esprit-Saint, nous cherchons en tout l’accomplissement de la volonté du Père, nous unissant ainsi au mystère pascal du Fils.

Par le conseil évangélique d’obéissance, assumé en esprit de foi et d’amour à la suite du Christ obéissant jusqu’à la mort, nous voulons faire d’abord la volonté de Dieu recherchée dans la prière, la consultation, la médiation de l’Église, notre famille religieuse avec les constitutions, les Chapitres et les Supérieurs et l’attention aux signes des temps. Nous mettons l’esprit de foi à la base de notre obéissance celle-ci nous rend disponibles pour la tâche que nous confie notre Institut.

L’obéissance en communauté demande à chacun de développer l’esprit de communion et la fidélité intérieure aux motions de l’Esprit-Saint.

Le discernement spirituel, le dialogue sincère et libre avec le Supérieur et entre nous sont des moyens importants pour correspondre aux vues du Père.

Le discernement dans l’Esprit-Saint exige esprit de foi, écoute de la Parole, fidélité au charisme de l’Institut, interprétation juste des signes des temps et renoncement à des intérêts de personnes ou de groupes.

La soumission au Père nous rend, comme le Christ, serviteurs de nos Frères. L’exercice de l’obéissance évangélique est l’expression de notre liberté et de notre disponibilité pour la mission de l’Église. Il nous rend forts dans notre faiblesse. Par-là, nous dénonçons la recherche et l’abus du pouvoir, ainsi que les idéologies qui violent les droits de la personne ou qui font un absolu de l’autonomie individuelle. Nous annonçons en même temps la Seigneurie de Jésus-Christ, le Serviteur obéissant en qui Dieu a réalisé son dessein de salut.

Vie communautaire

Dès le début de sa prédication, Jésus s’est adjoint des disciples « être avec lui et les envoyer prêcher» (Mc). Au tout début de l’Église, les gens reconnaissaient: «Voyez, comme ils s’aiment!», vivant, en cela le seul commandement de Jésus.

Mais cet Amour, Seigneur, tu nous demandes de le vivre jusqu’à l’amour des ennemis et au pardon inlassable. Tu nous demandes de le vivre au-delà des différences de caractères, de cultures, de nos personnalités si variées. Et tu nous demandes d’en faire une source d’enrichissement mutuel, une source de Vie.

Nous te rendons grâce pour le don de la vie communautaire qui nous soutient mutuellement dans notre fidélité et notre attachement à toi, par la prière commune et individuelle. Nous te rendons grâce pour le soutien que nous nous apportons mutuellement, parfois sans mot dire, par notre seule présence. Nous savons, Seigneur, que ‘là où 2 ou 3 sont réunis en ton Nom, tu es au milieu d’eux’. Nous savons, Seigneur, que c’est ta présence qui nous soude et nous permet de vivre ensemble, au-delà de toutes nos différences. Pour pouvoir mieux témoigner de la Bonne Nouvelle dans notre monde d’aujourd’hui, et manifester ainsi que ton Règne est déjà en marche. Mais en même temps, nous connaissons nos limites, et nous te demandons ton Esprit d’Unité.

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Les instituts

Institut des sœurs de Saint-Joseph

Institut des Frères Maristes

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