Le Dimanche change de peau !

Ce numéro du journal Dimanche est le dernier avant une présentation entièrement renouvelée qui prendra cours pour le dimanche 13 octobre. Le prochain numéro du journal vous sera donc distribué le mercredi 9 octobre.

Si le journal Dimanche fait peau neuve, pouvons-nous nous en étonner en cette époque d’évolutions incessantes ? Après des réflexions et échanges qui furent particulièrement laborieux, nous avons choisi de suivre le mouvement.

Deux raisons justifient ce choix que nous faisons, sans porter de jugement sur l’orientation différente prise par d’autres unités pastorales.

La première raison est que le journal Dimanche présente un ensemble d’articles de formation et d’information chrétiennes qui nous apparaissent à la fois très branchés sur l’actualité de l’Eglise et du monde et abordables au plus grand nombre.

La deuxième raison est que nous souhaitons nous inscrire en solidarité avec les diocèses de Belgique francophone confrontés au défi combien difficile de maintenir des medias chrétiens de qualité adaptés aux réalités et aux mentalités de nos régions.

Quelle sera la nouvelle présentation du journal ?

Chaque semaine vous continuerez de recevoir le journal qui sera cependant comprendra cependant un éventail plus large d’articles de fond et d’articles branchés sur l’actualité.

Chaque mois, sera inséré dans le journal un cahier consacré à notre unité pastorale du « Grand Malmedy ». De mois en mois (12 fois par an), vous y trouverez ce qu’on pourrait appeler « l’album de famille » de nos communautés : avec photos, commentaires, articles, informations, billets d’humour, jeux, etc…

Qu’en sera-t-il de l’annonce des intentions de messes ?

Les intentions de messes sont pour beaucoup dans les raisons de s’abonner au journal. Leur annonce ne pouvant plus se faire dans le journal, il nous a paru impératif de la faire paraître dans l’hebdomadaire Vlan. Vous trouverez donc chaque semaine vos intentions de messes dans l’hebdomadaire Vlan.

Nombreuses encore dans notre région, elles sont un témoignage, non seulement de notre foi en la force salutaire de l’eucharistie mais aussi des liens qui nous unissent à tous nos frères « vivants et défunts ». Par ailleurs le montant versé est d’un grand secours pour venir en aide à nos missionnaires.

Henri Bastin

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Le sixième pèlerinage à Banneux de l’Unité pastorale du « Grand Malmedy »,

Le sixième pèlerinage à Banneux de l’Unité pastorale du « Grand Malmedy »,

les 20 et 21 septembre

Chaque année désormais, avec les paroisses du « Grand Malmedy » (Bellevaux, Ligneuville, Malmedy, et Xhoffraix),  nous vivons le pèlerinage à Banneux. Cette année, il aura lieu les 20 et 21 septembre. Les paroissiens appartenant à  d’autres unités pastorales (celle de Waimes, mais aussi celles du doyenné de l’Ardenne, par exemple…) sont les bienvenus.

Comme la semaine dernière, sont données ci-dessous les indications concrètes quant à ce pèlerinage.

La fête de l’unité pastorale, le 25 août, a été un moment de grand bonheur entre tous. C’est assurément le même climat de joyeuses retrouvailles qui s’intensifie d’année en année à travers les célébrations, les pèlerinages, les retraites vécus ensemble. Ne pourrait-on pas chaque fois reprendre le passage de psaume que j’ai cité à l’eucharistie du 25 août : Voyez qu’il est bon, qu’il est doux d’habiter en frères ensemble ! (Ps. 133, 1) ?

A travers ces rencontres des ponts sont jetés entre les habitants de la ville et des villages, des noms sont mis sur les visages, des dialogues s’amorcent, des solidarités naissent, des visitations se font d’un lieu à un autre… Ce n’est rien moins que le corps du Christ qui se forme entre nous…Ce n‘est rien moins que le Christ qui vient naître toujours plus entre nous… Et nous savons que Marie est présente lorsqu’il y a naissance de Jésus… Cette année, notre démarche ne pourrait-elle pas être de rendre grâce avec Marie pour tous ces liens qui se tissent… qui tissent le corps de son Fils entre nous et en nous ?… Magnificat !… Magnificat pour toutes ces naissances et renaissances entre des visages qui se connaissent et se reconnaissent comme formant l’unique corps du Christ !… Depuis quelques jours, une urne peut accueillir tous nos mercis dans la chapelle mariale de la cathédrale (anciens fonts baptismaux).  Tous ces mercis seront présentés à l’eucharistie qui clôturera notre pèlerinage.

Une corbeille de mercis…Mais aussi une corbeille de demandes… En cette année 2013, nous ne pouvons oublier les épreuves qui ont tout particulièrement touché nos communautés dans des membres très proches et engagés : les décès, les maladies, etc… Voilà autant d’intentions, avec toutes les autres liées au vécu de la ville et des villages, que nous pourrons aussi mettre dans une deuxième corbeille qui sera elle aussi présentée à l’eucharistie, à partir de ce qui aura été également déposé dans la chapelle mariale de la cathédrale… Si nous allons auprès de Marie pour dire le Magnificat avec elle, sans aucun doute allons-nous aussi auprès d’elle pour demander son intercession : Souvenez-vous, très douce Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre secours, demandé vos suffrages, ait été abandonné.

Henri Bastin

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Que veux-tu que je fasse pour toi ? Bartimée (10, 11, 12, 13)

Alors Jésus lui adressa la parole :

« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »

L’aveugle lui  répondit :

« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »

– « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »… Une fois dans l’intimité du Maître, Jésus lui pose cette question qui surprend, tant le besoin de l’aveugle est évident. Mais Jésus respecte toujours la liberté de l’homme (cf. Jn 5, 6). Notons que si nous considérons la scène dans la perspective baptismale, la question ne surprend plus, car il faut quel le candidat à l’ « Illumination » fasse sa « profession de foi » personnelle.

Jésus qui respecte la liberté de l’homme… Jésus qui attend une démarche de l’homme, car la guérison (et forcément le salut !)  est tout sauf magique. Nous retrouvons cette dimension du face à face – du cœur à cœur – dont nous avons parlé au début de notre méditation… Ceux qui font l’expérience des prières de guérison savent que toujours on invite le « demandeur » à exprimer sa demande : « Pour quoi veux-tu qu’on prie pour toi ? »

– « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »… Rabbouni signifie « mon Maître », avec une note de vénération et de familiarité plus forte que Rabbi. On retrouve une seule fois dans les évangiles cette même appellation, dans la bouche de Marie de Magdala, en Jn 20, 16…

Que je retrouve la vue !… : le passage des ténèbres à la lumière. Cette demande vaut pour les yeux du corps, mais infiniment plus encore pour les yeux du cœur : en fait pour l’homme tout entier ! C’est bien pourquoi, Jésus va parler de salut…

Henri Bastin

 

Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé » Et aussitôt il recouvra la vue et il

 

cheminait à sa suite (Mc 10, 52)…

 

Bartimée   (11)

 

– Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé »… La demande que je retrouve la vue  est la moindre des choses de la part d’un aveugle… Mais assurément, le besoin exprimé renvoie bien plus profond qu’à une attente de guérison physique… : une profondeur  insoupçonnée à l’aveugle et à l’assistance… Peut-il en aller autrement dès lors que notre prière de supplication se fraie son chemin en droiture de cœur,  dans le désir d’être de plus en plus accordé à la volonté de Dieu ?… C’est par ce chemin que nous vient la révélation de sources salutaires profondes, ignorées, auxquelles notre prière ouvre, et qui mettent dans l’émerveillement en s’offrant à nous : Je  te donnerai des trésors secrets, des richesses cachées  (Is. 45, 3) N’en trouvons-nous pas comme  une illustration dans  ces lignes de Vincent de Paul à Louise de Marillac toute désireuse de faire la volonté de Dieu mais tourmentée par les incertitudes quant à ce que Dieu attend d’elle ? Vincent de Paul lui écrit en effet : L’on désire plusieurs bonnes choses d’un désir qui semble être selon Dieu, et néanmoins il ne l’est pas toujours. Mais Dieu permet cela pour la préparation de l’esprit à être selon ce qu’on désire. Saül cherchait une ânesse ; il trouva un royaume ; saint Louis, la conquête de la terre sainte, et il trouva la conquête de soi-même et de la couronne du ciel. Vous cherchez à devenir la servante de ces pauvres filles (des Confréries) et Dieu veut que vous soyez la sienne, et peut-être de plus de personnes que vous ne le seriez en cette façon… (M.- D. Poinsenet, De l’anxiété à la sainteté – Louise de Marillac, Arthème Fayard, coll. Ecclesia Paris, 1958, p. 100)… Bartimée cherchait la guérison du corps, et voilà qu’avec la guérison du corps il reçoit la guérison des yeux de son cœur !

 

Henri Bastin

 

 

Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé » (Mc 10, 52)…

Bartimée  (12)

 

« Va, ta foi t’a sauvé »… « Va » : Il s’agit de l’envoi qui confirme bien la réalité du salut total que l’aveugle a obtenu.  Jésus délivre en effet Bartimée de ce qui le paralysait. Davantage, il qualifie de foi tout ce qui a mû Bartimée depuis ses cris répétés jusqu’à son élancement au-devant de sa personne, alors qu’il était encore non-voyant.

L ‘expression t’a sauvé signifie assurément que le don accordé va bien au-delà de la guérison physique : oui, le salut de l’homme tout entier… Déjà, comme nous avons vu,  des paroles identiques s’étaient trouvées dans la bouche de Jésus envers la femme atteinte d’hémorragies (Mc 5, 3), révélant bien, comme nous l’avons vu aussi, le sens profond des miracles qu’il accomplit… Apparaît ici en toute clarté, comme en bien d’autres récits, le double but visé par celui qui vient pour tout sauver : réhabiliter les hommes dans la société de leur temps particulièrement par ses paroles et gestes de guérison, et les intégrer à la communauté de relations nouvelles qu’il fonde, communauté de relations filiales et fraternelles.

Henri Bastin

 

 

Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite (Mc 10,52) …  Bartimée (13)

 

Nous voici devant une finale extraordinaire ! Avec la soudaineté que Marc affectionne (cf. la répétition  constante de l’adverbe aussitôt  1, 12 , 20 ; 2, 12 ; 5, 30 etc. ), l’homme guéri de sa cécité emboîte le pas de Jésus. Il se met à le suivre, formule bien connue qui désigne l’attitude du disciple (1, 8 ; 2, 14).

L’art narratif de Marc atteint ici sa perfection. Quel contraste entre la situation initiale de Bartimée (assis, à côté de la route, aveugle et mendiant) et sa situation finale (debout, en marche sur la route, voyant et porteur de la Bonne Nouvelle…).A n’en pas douter, placé à cet endroit où Jésus chemine vers Jérusalem, entraînant ses amis et la foule vers  une lumière  plus grande sur sa personnalité et sa mission, ce récit est l’illustration de ce que fait le vrai disciple. Il faut se laisser conduire par le Maître à l’illumination de la foi. Déjà la guérison d’un aveugle à Bethsaïde (Mc 8, 22-26) engageait les disciples de Jésus à découvrir en lui le Messie (c 8, 27-30). Maintenant Jésus invite les siens – et tous ceux qui veulent le suivre – à dessiller les yeux de leur cœur pour accueillir, dans la foi, la vision d’un Messie souffrant et triomphant… Marc ne peut mieux situer ce récit qu’au moment où Jésus va entrer à Jérusalem : saura-t-on le reconnaître pour ce qu’il est vraiment, pour ce qu’il est et ce qu’il fait ?

… Et tout en même temps, pour rejoindre notre propos, pour comprendre la prière de supplication comme chemin pascal peut-on la voir  mieux située qu’ici-même ?

Bartimée est une icône merveilleuse de la prière de supplication dans toutes ses composantes, disions-nous en commençant la méditation de ce récit. Notre lecture s’est appuyée plus particulièrement sur les commentaires de Noël Quesson (« Parole de Dieu pour chaque dimanche », éd. Droguet et Ardant) et de Jacques Hervieux (« L’Evangile de Marc », Bayard/Centurion,  Paris, 1991, pp. 155-16) en les reprenant parfois littéralement.

Avec cet article se clôture l’approche de la prière de supplication telle qu’elle a été vécue durant la retraite de l’Unité pastorale.

                                                                                                                            Henri Bastin

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Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus (Mc 10, 50)… Bartimée (9)

Remarquons à quel point le corps est ici impliqué : geste  du rejet du manteau, du bondissement et de l’aller vers Jésus !…

Et lui, rejetant son manteau… Dans le langage biblique, le manteau est le symbole de la puissance de l’homme. Le manteau symbolise la personnalité de celui qui le porte… Jonathan conclut un pacte avec David, car il l’aimait comme lui-même : Jonathan se dépouilla du manteau qu’il avait sur lui et il le donna à David, ainsi que sa tenue, jusqu’à son épée, son arc et son ceinturon (1 Sm 18, 3-4)… Le cœur lui battit (à David), d’avoir coupé le pan du manteau de Saül (1 Sm 24, 6)… Venant par derrière dans la foule, elle toucha son manteau (Mc 5, 27)…

Si le manteau renvoie à l’identité profonde de celui qui le porte, on comprend la gravité de l’acte qui amènerait à priver le pauvre  de son manteau : Si tu prends en gage le manteau de quelqu’un, tu le lui rendras au coucher du soleil. C’est sa seule couverture, c’est le manteau dont il enveloppe son corps, dans quoi se couchera-t-il ? S’il crie vers moi je l’écouterai, car je suis compatissant, moi ! (Ex.22,  25-26).

Il est bon de connaître tout cet arrière-fond biblique, pour percevoir tout la profondeur du geste de Bartimée… Rappelons-nous aussi le contexte baptismal du récit : au baptême, on se défait du vêtement ancien pour revêtir le nouveau.

Et lui, rejetant son manteau…  En rejetant  son manteau vers l’arrière, Bartimée rompt avec tout son passé d’exclu, de marginal, de mort-vivant…  Ce changement n’est pas moindre qu’un changement de nom (cf. Mt 16, 18)…

On y voit l’acte de confiance radical de l’aveugle, qui « ne retient rien » pour lui – aucune réserve, aucune garantie – contrairement à l’homme riche dont Jésus n’avait pu obtenir un tel geste (cf. Mc 10 , 17-22)… Nos prières de supplication débouchent-elles sur un tel oubli de soi qu’on en vient à ne plus voir son mal, mais bien à ne plus que « voir » Jésus, à le « voir » sans voir, par le saut dans la foi ?… Et nous voici tout naturellement amenés  aux mots suivants…

Il bondit et vint à Jésus… Pour Bartimée, qui est encore aveugle, ce bond dans la nuit est bien celui de la foi… Il bondit et vient… Venir, venir à Jésus : n’est-ce pas le verbe même pour dire la foi ?… Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle (Jn 6, 68)…

 Henri Bastin

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On appelle l’aveugle en lui disant: « Aie confiance ! lève-toi, il t’appelle. » Bartimée (8)

– « Aie confiance! »… Voilà que la foule fait volte-face: elle invite l’aveugle à s’approcher de Jésus… En définitive, n’est-ce pas elle qui, plus profondément que l’aveugle dont on admire l’ouverture de bout en bout, a besoin de la guérison de l’aveuglement?… Nous sommes ramenés aux paroles de Jésus qui clôturent le récit de la guérison de l’aveugle-né, dans l’évangile de Jean: Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché; mais vous dites: nous voyons! Votre péché demeure. (Jn 9,41).

« lève-toi, il t’appelle. »… Il y a, ici, en grec, le fameux mot « technique » : « lève-toi » – « egeire »  qu’on devrait plutôt traduire par « éveille-toi », ou  « ressuscite! »… Rappelons-nous: Lève-toi, prends ton grabat (Mc 2, 9)... il dit à l’homme qui avait la main sèche: « Lève-toi, là, au milieu » (Mc 3, 3)… Et prenant la main de l’enfant, il lui dit: « Talitha kum », ce qui se traduit: « Fillette, je te le dis, lève-toi! » (Mc 5, 41)… Nous sommes bien dans une visée pascale ! Puissent nos prières de supplication s’inscrire progressivement dans cette visée (cf. 2 Co 12,10) !… Une conversion de la prière de supplication: le passage progressif de la « matérialité », de « l’instinct », du « terre-à-terre », au spirituel (cf. Jn 20,16-17)…

– « lève-toi, il t’appelle. »… « Eveille-toi! »… Eveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ. (Ep. 14)… : il s’agit ici d’une hymne chrétienne primitive renvoyant à la foi baptismale conçue comme illumination (cf. note BJ)… Et précisément, à l’époque où Marc écrit son évangile, et relate la guérison de Bartimée, le baptême s’appelait Ilumination !

• Henri Bastin

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Toutes nos communautés à la Fête de l’Unité pastorale !

Ce dimanche 25 août, toutes les communautés de l’Unité pastorale du « Grand Malmedy » sont invitées à se retrouver pour la fête. En plusieurs endroits du diocèse se vit déjà chaque année une fête de l’Unité pastorale. Pour nous, ce sera une première !

Une année sur deux, nous comptons vivre le pèlerinage à Lourdes. L’autre année, nous comptons la réserver pour la fête !

Pouvons-nous compter que tous feront l’impossible pour participer, à quelque communauté qu’ils appartiennent ?… Déjà les membres du Conseil de l’Unité pastorale se ré-jouissent des encouragements et des propositions de collaboration qu’ils reçoivent pour la préparation de cet événement.

La fête donnera l’occasion à tous, depuis Longfaye jusqu’à Pont, depuis Chôdes jusqu’à Meiz, de mieux se connaître, de mieux s’apprécier… Combien de malentendus qui peuvent naître de ce qu’on ne se rencontre pas !…

Depuis quelques années déjà, nous vivons des moments de belle convivialité : les pèlerinages à Banneux et à Lourdes, les retraites d’Unité pastorale, des célébrations pour l’ensemble des communautés… Chaque fois, des liens se sont renforcés ou établis, avec cette remarque à la clé : « Il faut qu’on continue… Il faut qu’on refasse ça ! »…

Nous savons qu’en nous rassemblant de la sorte en quelques occasions nous rejoignons le désir profond de Jésus, tel qu’il l’exprime dans sa grande prière au moment d’entrer dans sa Passion : Que tous soient un… (Jn 17, 21)…

Vraiment, que le Seigneur nous  fasse la grâce de faire tomber toutes les barrières et d’aspirer à une joie vécue tous ensemble !… A cette condition seulement nos communautés seront porteuses de Bonne Nouvelle pour les générations de l’avenir et d’espérance pour tant de personnes (de jeunes..) qui en sont privés…  Oui, prenons au sérieux le désir qui brûle le cœur de Jésus : Père, qu’ils soient un comme nous sommes un : … afin que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé… (cf. Jn 17, 22-23).

Henri Bastin

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Pour la fête de l’Assomption : « Marie, dernier recours ! »…

Lorsque notre état (extérieur ou intérieur) est tel que nous ne sommes plus en mesure de jknous adresser  ni à Jésus ni au Père, rappelons-nous qu’au long des siècles Marie a souvent été le dernier recours. Quelques mots sur ce « dernier re-cours » qu’est Marie trouvent tout à fait leur place à ce point où nous en sommes de notre approche de la prière de supplication, et viendront aussi bien à point pour la fête de l’Assomption, que nous allons vivre.

Ce n’est pas sans émotion que je fais ici mémoire de l’abbé Roger Putters qui, vicaire à Malmedy, conduisait les enfants à la fin de chaque retraite préparatoire à la Profession de foi vers un lieu marial. Il justifiait cette démarche en disant : « Lorsqu’ils auront probablement en grand nombre pris distance par rapport à toute pratique religieuse, j’ose croire que c’est par Marie qu’ils reviendront le plus souvent. »… Superbe intuition spirituelle (Il n’en manquait pas !) qui rejoignait la grande tradition de dévotion mariale.

J’aime reprendre ici des lignes de Jacques Bur : Comme l’écrit Vatican II, « Depuis les temps les plus  reculés, (…) les fidèles, en leurs prières, se réfugient sous sa protection (de Marie) au milieu de tous les périls et des difficultés qu’ils rencontrent. » (LG 66.)

« C’est en vous notre patronne et notre médiatrice auprès du Dieu dont vous êtes la mère, que le genre humain met toute sa joie ; il attend votre protection ; en vous seule il trouve son refuge ; par vous seule il espère être défendu ! Voici que moi aussi je viens à vous avec une âme fervente, car je n’ai pas le courage d’approcher votre fils et j’implore votre intercession pour obtenir mon salut… Ô vous qui êtes compatissante, vous qui êtes la mère du Dieu de miséricorde, ayez pitié de votre serviteur ! » (St Ephrem, « Prière à Marie »,  IVème siècle)

Péguy explique pourquoi il ne peut pas dire le « Notre Père », mais peut cependant réciter le « Je vous salue Marie ».

« Il y a là quelque chose de très juste, écrit le Cardinal Daniélou ; alors qu’on ne peut dire le ‘Notre Père’ parce qu’on n’est pas digne, si on n’est pas dans les dispositions filiales, dans la grâce, il semble tout de même qu’on peut dire le ‘Je vous salue Marie’ parce qu’il y a une présence de Marie, là où Jésus et la grâce ne sont pas encore. C’est pourquoi il y a une relation mystérieuse entre Marie et les pécheurs ; c’est ce que sentent tellement les pécheurs qui prient Marie alors qu’ils ne peuvent encore prier Jésus, ou ne le peuvent plus par suite de leurs infidélités. » (Jean Daniélou, « Le Mystère de l’Avent », Editions du Seuil, page 130.)

Voici ce que Claudel répondit un jour à un père jésuite qui lui demandait pourquoi il priait devant une statue de la Vierge et non pas devant l’autel du saint sacrement : « Je me prépare avec Marie à aller trouver son divin fils. » (Pour comprendre la Vierge Marie, Cerf,  Paris, 1992, p. 142).hj,

 

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