Invitation à la fête de l’unité pastorale du 25 août 2013

Dans l’évangile du dimanche 25 août (21ème dimanche dans l’année), nous entendons Jésus nous dire : On viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu (Lc 13,30)... Est-il parole qui puisse mieux convenir au jour que le Conseil de l’Unité pastorale (regroupant des représentants des paroisses de Malmedy, Bellevaux, Ligneuville, Xhoffraix) a retenu pour une fête rassemblant toutes les communautés grandes et petites du « Grand Malmedy » ? Quelle joie, si de Baugnez à Meiz, de Pont à la Baraque Michel… Quelle joie, si de l’orient et de l’occident, du nord et du midi du territoire du « Grand Malmedy », tous se retrouvaient pour une fête de famille!

Assurément ce serait une première dans l’histoire ! Et de cela Jésus ne pourrait que se réjouir, lui dont la prière ultime à son Père exprime cette «passion» de toute sa vie : Qu’ils soient un comme nous sommes un: moi en eux et toi en moi… qu’ils soient parfaits dans l’unité et que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé… (Jn 17,22-23)…

Depuis quelques années déjà des ponts se jettent et des liens se créent entre ville, villages, et hameaux du «Grand Malmedy»…: la catéchèse et les célébrations en commun, les soirées de Carême, la retraite de l’Unité pastorale, les pèlerinages à Banneux et à Lourdes, le tissu d’adoration entre les lieux de culte, le réseau des groupes de lectio divina… Pour tout cela rendons grâce!… Mais aussi demandons la grâce d’aller plus loin encore et plus profond… Afin que la communauté du «Grand Malmedy» soit missionnaire, contagieuse, rayonnante!… Afin qu’elle soit Bonne Nouvelle attirante et revigorante d’espérance pour la région!… Ce qui montrera aux hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres (Jn 13,35)…

Un seul corps du Christ dans une seule eucharistie à la Cathédrale… Un seul corps du Christ dans un seul groupe choral à l’unisson… Un seul corps du Christ autour d’une seule table au «Caillou Blanc»… Venez tous, d’où que vous soyez… Tout est prêt pour le banquet!…

… Le mot d’une paroissienne, à l’instant où j’écris: «Jésus nous invite à l’unité… C’est ça le paradis!… Si nous voulons y aller, il faut commencer dès maintenant…»

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Des icônes de la supplication persévérante dans le nouveau testament

Toi qui viens pour tout sauver, comme dit si bien dit le chant avec lequel nous avons commencé notre parcours…Toute la supplication des hommes que nous voyons dans les évangiles s’orienter et se concentrer vers Jésus…

Si nous nous sommes arrêtés à quelques icônes de la supplication persévérante dans l’Ancien Testament, pour ce qui est du Nouveau Testament, viennent spontanément à l’esprit des figures ardentes de la prière persévérante, ou d’une prière insistante qui si même elle ne prend que le temps de quelques instants, concentre en elle toute l’énergie de la supplication persévérante… Comme une déflagration nucléaire! …La femme souffrant de pertes de sang, la Syrophénicienne, Bartimée…

La femme souffrant de pertes de sang se trouve dans une situation désespérée et, de plus, en la rendant impure son mal, la marginalise totalement, lui interdit tout contact physique avec quiconque… Dans sa foi cependant, elle vient par derrière Jésus et va pousser l’audace jusqu’à toucher son manteau… Et la voilà instantanément guérie ! Surtout, dans le face-à-face auquel l’accule Jésus, la voilà sauvée: rétablie en profondeur dans sa dignité, qui l’ouvre à la relation retrouvée avec Dieu et ses frères humains… « Ma fille, ta foi t’a sauvée; va en paix et sois guérie de ton infirmité. » (Mc 5, 34)…

Quel aplomb chez la Syrophénicienne, une étrangère, et même une ennemie ! Le simple fait d’être une femme aurait déjà dû lui interdire d’aborder ce rabbi juif qu’est Jésus ! Le comble, c’est qu’au refus brutal de Jésus lui disant qu’il ne sied pas de prendre le pain des enfants et de te jeter aux petits chiens, elle va jusqu’à répliquer hardiment : « Oui, Seigneur! et les petits chiens sous la table mangent les miettes des enfants! » ! Et Jésus de lui dire: « A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. » ((Mc 7, 27-29)…

Et Bartimée… Ce Bartimée tellement touchant!… Je m’arrêterai à cette belle figure un peu plus longuement.

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Toi qui viens pour tout sauver

Toute la supplication des hommes que nous voyons dans les évangiles s’orienter et se concentrer vers Jésus… Toi qui viens pour tout sauver, comme dit si bien dit le chant avec lequel nous avons commencé notre parcours… J’aime ici reprendre la finale de notre première méditation que j’avais intitulée Arrêtons donc ce carrousel de Jetés! (43/12) :

« Toi qui viens pour tout sauver »… Sauver, il ne le peut que si nous arrêtons le carrousel de nos fêtes et de nos fuites…

« Toi qui viens pour tout sauver »… Sauver, il ne le peut que si nous le laissons entrer chez nous, là où ça fait mal, là où ça fait peur, là où ça fait honte… Lui donner les clefs de toutes les pièces de la maison: surtout la clef des combles où tant d’amers souvenirs ont été remisés, comme ces bouquets de plantes séchées qu’on accroche à une poutre… mais surtout aussi la clef des caves où tant de provisions d’angoisse sont conservées dans des jarres que nous nous épuisons à garder fermées. Arrêtons donc ce carrousel de fêtes dont le bruit étouffe l’appel de Celui qui veut entrer: « Voici je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu’un entend ma voix…» (Ap. 3, 20).

Laissons-le entrer. Laissons-lui mettre nos plaies à nu… Toutes! Reconnaissons-le enfin, après longtemps peut-être, comme le seul qui puisse apporter le salut… Le salut non seulement pour les grandes, mais aussi pour les petites choses, car rien du vécu de l’homme n’est négligeable à ses yeux… Rien!… « Toi qui viens pour tout sauver »…

Le salut non seulement pour les grandes, mais aussi pour les petites choses, car rien du vécu de l’homme n’est négligeable à ses yeux… Rien!… Toi qui viens pour tout sauver…

Me viennent à l’esprit nos prières universelles qui trouvent ici leur justification… Me viennent aussi à l’esprit tous ces ex-voto qui tapissent les murs des lieux de pèlerinage… Me viennent encore à l’esprit les messes pour les intentions et circonstances diverses, dans le Missel Romain… Toi qui viens pour tout sauver…

 

Tu contemples l’icône du Sauveur,

et tu vois qu’il te regarde

avec des yeux pleins de Lumière.

Ce regard est l’image du regard

qu’il fixe réellement sur toi,

de ses yeux plus brillants que le soleil,

Lui qui voit chacune de tes pensées,

entend les angoisses et les confins de ton cœur.

Crois donc que le Seigneur veille sur toi,

continuellement,

qu’il voit chacun de nous,

avec ses pensées, ses peines, ses désirs,

en toute circonstance…

Prie devant l’icône du Sauveur comme si tu te trouvais devant lui. (Jean de Cronstadt)

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Toute la supplication des hommes vers Jésus !

Si dans l’Ancien Testament nous nous sommes arrêtés à plusieurs icônes de la supplication persévérante (13/13), il va sans dire qu’elles se rencontreront davantage encore dans la Nouvelle Alliance. Peut-il en être autrement, dès lors qu’en Jésus toutes les attentes de l’humanité trouvent leur accomplissement? On comprend que, comme jamais, toute la supplication des hommes va s’orienter et se concentrer vers Jésus ! Dès le commencement de son ministère, de grandes foules viennent à lui de toutes parts pour se faire guérir de tous les maux… : Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute langueur parmi le peuple. Sa renommée gagna toute la Syrie, et on lui présenta tous les malades atteints de di-vers maux et tourments, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques, et il les guérit. Des foules nombreuses se mirent à le suivre, de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et de la TransJordanie (Mt 4, 23-25).

 Assurément, il faut, dans ce passage, souligner le mot « tout » qui revient comme en cascade et qui dit bien l’ampleur et l’intensité de l’événement du salut qui s’accomplit en Jésus. On ne sera pas surpris de voir ce mot apparaître si souvent dans le Nouveau Testament, particulièrement dans les Lettres de Paul. Sans conteste, ce mot resurgira fréquemment pour signifier la plénitude du salut dans toutes ses dimensions : Que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour. Ainsi vous recevrez la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la Largeur, la Longueur, la Hauteur et la Profondeur, vous connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, et vous entrerez par votre plénitude dans toute la Plénitude de Dieu. A celui dont la puissance agissant en nous est capable de faire bien au-delà, infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir, à Lui la gloire dans l’Eglise et le Christ Jésus, pour tous les âges et tous les siècles!Amen (Ep. 3,17-2)… Toi qui viens pour tout sauver!

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Les invitations à la supplication persévérante dans le Nouveau Testament

Si la supplication persévérante traverse tout l’Ancien Testament, la venue de Jésus l’amène à son sommet : Je ne suis pas venir abolir, mais accomplir (Mt 5,17). Au fil des évangiles, nous rencontrons dans la bouche de Jésus des invitations particulièrement pressantes. Ainsi en est-il de la parabole de la veuve et du juge inique: II leur disait cette parabole sur ce qu’il leur fallait prier sans cesse et ne pas se décourager (Le 18,1).

Ainsi en est-il aussi de l’appel construit sur la triple recommandation bien connue : Demandez et l’on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira (Mt 7, 7-8)… Ces paroles fortes me font penser à des personnes auxquelles dans les moments de détresse on aime recourir. En effet, les épreuves qu’elles ont traversées les font apparaître comme des « blocs de prière » sur lesquels on sait pouvoir s’appuyer.

Quelle grâce lorsque, dans une famille, dans une communauté, dans un lieu, on rencontre ces hommes et ou de ces femmes. Souvent insignifiants aux yeux du monde, ils en maintiennent cependant solidement l’assise par leur supplication incessante…

Osons le croire ! Si l’invitation à la supplication persévérante se rencontre avec une telle insistance dans la bouche de Jésus, il n’en pourra qu’en être de même dans la bouche ou sous la plume de ses disciples… Paul écrira aux Ephésiens : Vivez dans la prière et les supplications; priez en tout temps, dans l’esprit; apportez-y une vigilance inlassable et intercédez pour tous les saints (Ep. 6, 18)… Aux Philippiens, il dira: N’entretenez aucun souci; mais en tout besoin recourez à l’oraison et à la prière, pénétrée d’action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu (Ph. 4, 6)… S’il est une expression qui resurgit souvent sous la plume de Paul, c’est bien l’expression sans cesse : Nous rendons grâces à Dieu à tout moment pour vous tous, en faisant mention de vous sans cesse dans nos prières (1 Th. 1,2)… Priez sans cesse (1 Th. 5,17)… Sans cesse, nuit et jour, je fais mémoire de toi dans mes prières (2 Tm 1,3)…

Clôturons par ce passage de la Lettre de Jacques qui fait le lien avec une des grandes icônes de l’Ancien Testament que nous avons présentée : La supplication fervente du juste a beaucoup de puissance. Elie était un homme semblable à nous : il pria instamment qu’il n’y eût pas de pluie, et il n’y eut pas de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau: le ciel donna de la pluie et la terre produisit son fruit (Je 5,16).

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Ainsi viendront les moments de fraîcheur accordés par le Seigneur (Ac 3 , 20)…

Comme chaque année, je me proposais d’écrire quelques mots autour de la fête de Pâques. A l’instant même où je commençais à rédiger l’article, ne sachant encore quel contenu lui donner, est survenue la nouvelle de l’élection du nouveau pape…

Le cardinal qui annonce la grande joie : « Annuntio vobis gaudium magnum… Habemus Papam. »… Le nouveau pape apparaissant à la loggia… : Paroles simples… Demande de prière au peuple rassemblé… Le « Notre Père », le « Je vous salue Marie », le « Gloire au Père »… Le nouveau pape humblement incliné devant tout le peuple en silence… Et pour finir, comme  en famille après la prière du soir : « Bonne nuit et bon repos ! »…

Francois … : premier du nom !… Mais ne serait-ce pas aussi le « François d’un premier jour », comme il en fut du premier jour de la semaine, lorsque les portes étant closes, Jésus vint et se tint au milieu d’eux et leur dit : « Paix à vous ! »… et les disciples furent remplis de joie ? 

Francois : premier du nom !… François d’un premier jour… François d’un nouveau commencement… François d’une nouvelle fraicheur… Comme il en fut du petit pauvre d’Assise, il y a bien longtemps…

François d’une nouvelle fraîcheur… J‘ose la folie d’y croire en cette fête de Pâques 2013… J’ose la folie d’y croire, aussi verrouillées puissent paraître les portes de l’Eglise et du monde…

Non, jamais le Seigneur n’abandonne son peuple… Toujours, il répond à son heure… Ainsi viendront les moments de fraîcheur accordés par le Seigneur (Ac 3 , 20)… Voici que moi je vais faire du neuf qui déjà bourgeonne ; ne le reconnaîtrez-vous pas ? (Is.43, 19)

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Le vagabond

Le vagabond s’en est allé

 Les hommes l’ont tué

II vivait comme l’oiseau

Mangeant l’air et le soleil

Nulle maison ne l’abritait

La pierre était son oreiller

 Sa famille était perdue

II appelait les pauvres, frères

Chantait à tout venant

L’approche de son royaume

A la veuve dans la peine

Son enfant il ramenait

II semait dans l’assassin

Des graines d’innocence

Au village, les malades

L’accueillaient en farandole

Mais un jour, un de ses frères

A vendu le vagabond

Ils l’ont déshabillé

Et fixé… haut sur une croix… le vagabond

 Le vagabond s’en est allé

Les hommes l’ont tué… (1972)

• Henri Bastin

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