Annonces du 30 septembre 2020

Messes en semaines

Toutes les messes sont célébrées à la cathédrale.

  • Mardi et mercredi à 08h00
  • Jeudi et vendredi à 18h00
  • Jeudi à 18h00 à l’Ermitage
  • Messes dominicales

Samedi 5 septembre à 18h00 à la cathédrale

Dimanche 6 septembre  à 09h00 Bellevaux

et à 10h30 à la cathédrale

Adoration

A partir du vendredi 4 septembre nous reprendrons l’adoration de 17h00 à 18h00 à la cathédrale.

Si tu savais…

Notre périodique du mois de septembre est disponible

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Prendre sa croix pour être disciple de Jésus-Christ !

Homélie du 22ème dimanche ord. A : Prendre sa croix pour être disciple de Jésus-Christ !

Lectures : Jr 20; Ps 62; Rm 12, 1-2; Mt 16, 21-27

Chers amis, comme le sang coule dans nos veines pour nous donner la vie, comme l’eau irrigue la terre pour la nourrir, la Parole de Dieu nous imprègne. Elle transforme notre manière d’être, de parler, de penser et d’agir. Elle nous aide à traverser à gué et à pieds nus, la rivière de la vie.

Dans la 1ère lecture, Jérémie confie de manière pathétique le déchirement intérieur qui le turlupine : sa mission de prophète est exigeante et ingrate. Objet de mépris, d’insulte et de moquerie, il n’en peut plus : il est souvent tenté de capituler, tout abandonner …  Mais c’est plus fort que lui, le « feu dévorant » de l’Amour de Dieu  brûle dans son cœur. A la fin,  il dira : « Seigneur, tu m’as séduit et je me suis laissé prendre, tu m’as terrassé, tu m’as vaincu, tu as  été le plus fort !  » En effet, l’histoire de l’Eglise a connu des chrétiens (martyrs, saints, missionnaires, …) passionnés pour Jésus et son œuvre, qui ont fait cette expérience folle du feu de l’Amour de Dieu. Aujourd’hui encore, il  y en a – et nous en sommes ! , qui envers et contre tout, malgré le silence de Dieu, malgré nos cierges allumés, nos pourquoi sans réponse, nos révoltes ; malgré les injustices, les indignations, notre monde déchristianisé et sécularisé, malgré tout ce qui peut les pousser à faire défection, ne plaquent pas leur foi ! Dans son chant « Je crois en toi « , Jean-Claude Gianadda  écrit: « Malgré tout et quand même, je crois, tu vois !… » Et saint Pierre d’en rajouter : »Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de vie éternelle » (Jn 6, 68). C’est vrai, on est foncièrement attaché à son Dieu lorsqu’on vit avec lui une profonde intimité. Le psalmiste l’exprime en ces termes : « O mon Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube, j’ai soif de toi. Tout mon être languit, soupire après toi, comme une terre aride, desséchée, sans eau  » (Ps 62, 1).

Dans l’Evangile, Jésus fait peu à peu la révélation de sa Passion,  le grand  mystère qui est au cœur de la foi chrétienne. Il  fallait d’abord que ses disciples aient acquis quelque  maturité spirituelle pour qu’il leur révèle certains mystères.

« Je vous ai donné du lait » dira saint Paul, « non pas de la nourriture solide, car vous n’aurez pas pu la supporter » (1 Co 3, 1-2)…  « A partir de ce moment  » écrit saint Mathieu, c’est-à-dire   après avoir parcouru  un bout de chemin avec ses disciples, après la profession de foi de Pierre de dimanche dernier, Jésus peut seulement s’avancer. Il sait que  notre première compréhension de Dieu, c’est celle de la puissance : un Dieu de gloire, justicier redoutable qui (se) venge, écrase l’ennemi, punit l’infidèle… Oui, avec nos pseudo-représentations, nous nous façonnons un Dieu à notre image… Jésus nous fait alors  comprendre que la vraie puissance de Dieu, ce n’est que  celle de son amour gracieux, gratuit et sans condition.  Cet amour passe absolument par le dépouillement, le renoncement à soi-même. D’où cette annonce qu’il fait à son sujet : il sera rejeté, souffrira, sera tué sauvagement, mais il se relèvera, car la vie en Dieu ne meurt pas.  Pierre ne l’entend pas de cette oreille. Le portrait-robot du Christ  qu’il a dessiné dans sa tête ne peut connaître pareille humiliation : « Dieu t’en garde, Seigneur« .  Jésus va alors le rabrouer de manière frontale : « Passe derrière moi, Satan !« . Pourquoi cette vive réplique ?  C’est parce que Pierre a touché un point sensible : aimer pour Jésus, ce n’est pas satisfaire ses envies de pouvoir, de succès, d’égoïsme,  de narcissisme ainsi que Satan, l’adversaire de Dieu qui pousse à se soustraire à sa volonté, a voulu le lui faire croire dans les tentations au désert (Mt 4,1-11). Pour lui,  aimer, c’est de bout en bout  accepter de mourir à soi-même, car il n’y a pas d’amour plus grand que donner sa vie  pour la personne que l’on aime. J’allais dire que cette allégation  de Jésus est tout à fait logique : souvenons-nous de nos mille morts quotidiennes.  Comment peut-on seulement pardonner à quelqu’un, aimer ses enfants, son épouse, son époux, ses amis sans s’oublier, sans renoncer à soi-même, sans se perdre ?  Quand un enfant souffre atrocement, combien de fois n’ai-je pas  entendu des mamans me dire : « J’aimerais tellement souffrir à sa place ! » …  C’est ce prix-là qu’il faut payer pour être disciple de Jésus-Christ ! Il s’agit d’une conversion, d’un changement radical de regard : réaliser que l’homme n’est jamais aussi grand que lorsqu’il est à genou; accepter que c’est au  mendiant du bonheur, que c’est à celui qui est dans le besoin  que revient l’entière priorité, c’est lui qu’il  faut servir en  premier.

Chers amis, loin de faire l’apologie de la souffrance, du renoncement ou de l’abnégation, Jésus veut nous faire comprendre ceci  – et c’est tellement cohérent : on ne peut pas aimer en vérité sans prendre sa croix, sans renoncer à son amour-propre, bref  sans adhérer à l’exigence du dépouillement. La valeur d’une vie ne s’évalue pas  à sa durée,  encore moins à ses richesses matérielles, mais à sa qualité spirituelle, à sa richesse intérieure, à son taux d’utilité. . La vie est une offrande, quand on ne l’a donnée  pas, on l’a perdue : vivre c’est aider l’autre à vivre. Il restera de toi ce que tu as donné !

                                                            

                                                                 Vital Nlandu, votre curé-doyen

 

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« Pour vous, qui suis-je ? »

Homélie du 21ème dimanche  A : « Pour vous, qui suis-je ? »

Lectures : Is 22, 19-23; Rm 11, 33-36; Mt 16, 13-20

Mes sœurs et mes frères, dans la bible, les lieux sont importants. Jésus est à Césarée-de-Philippe, une région verdoyante, près des sources du Jourdain. Il est en terre étrangère. Et c’est là que va résonner la première profession de foi en sa messianité. Cela démontre l’ouverture de son message qui ne concerne pas seulement les juifs religieux ou une élite, mais tous les hommes de la terre. Cette fois-ci, il fait une étude qualitative, un sondage d’opinion sur le mystère de sa personne. Il veut savoir ce que les gens pensent de lui dans le fond de leur cœur.  En effet, la question de l’identité de Jésus est posée depuis maintenant 20 siècles, y répondre c’est donner un contenu à sa foi.

D’après les disciples, pour les gens qu’ils côtoient sur les marchés, dans la rue,  les villages, les villes, à l’hôpital, en vacances …, l’opinion sur Jésus est bien  partagée dans les détails, mais dans le fond elle est unanime : Jésus  est un homme exceptionnel; il est assimilé  aux  célèbres de la tradition biblique : Jean-Baptiste, Elie, Jérémie.

Curieux ! Remarquez que  Jésus ne fait aucun commentaire sur l’opinion publique, comme si, pour lui, ce qui importe, ce n’est pas de répéter ce que les autres disent, mais ce que  chacun ressent quand il  évoque ou invoque son Nom. Car la foi, c’est d’abord une question de liaison personnelle et intime avec lui, la confiance née de la révélation intérieure qu’on est aimé gracieusement de Dieu. « Et pour vous, pour toi, que dis-tu, qui suis-je ? » Voici l’heure de la vérité : devant le miroir de sa conscience, que chacun mette, avec son cœur d’enfant, des mots sur son attachement à Jésus.

Sur ce, Simon-Pierre répondra : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant« . Quelle intelligence, chers amis,  peut seulement connaître la pensée impénétrable du Dieu de grands espaces, de larges horizons ? (2ème lecture). Pierre est alors béatifié, car sa profession de foi ne peut qu’être inspirée de Dieu. Jésus change alors son nom : de Simon, il devient Pierre (Kepha en araméen, petros en grec = pierre, roc, rocher). Dans la culture juive de l’époque de Jésus -comme dans ma culture d’origine-, le nom est une destination, une mission confiée. Quelle bénédiction : c’est sur ce « roc » de Pierre que Jésus bâtira son Eglise ! Pierre reçoit ainsi la responsabilité de poursuivre, en collégialité avec les autres disciples, la mission de Jésus-Christ et d’agir en son Nom.

Retenons par ailleurs que cette nouvelle mission de Pierre n’est pas la récompense de sa bonne réponse. Il ne la reçoit pas non plus parce qu’il a des qualités particulières -il a renié Jésus !-, mais parce que Jésus veut faire de lui une pierre solide et malléable entre les mains de Dieu. L’Eglise est fondée sur celles et ceux qui, comme Pierre, sont des pierres vivantes de la construction de la nouvelle Cité de Dieu,  où se vivent les valeurs évangéliques, son Royaume. Elle est fondée sur des gens qui, comme Pierre,  donnent à Jésus leur foi,  accueillent sa Parole et le reconnaissent comme l’Envoyé de Dieu qui sauve les hommes.

Deux symboles illustrent la mission de Pierre :

*Les clés (comme à Eliakim dans la 1ère lecture) :  quand on va en vacances, c’est à un ami que l’on confie les clés de sa maison parce qu’on a confiance. Pierre peut dorénavant ouvrir la porte, le portail de la Cité de Dieu  à celles et à ceux  qui adhèrent à la foi,  qui se savent aimés de gratuitement de Dieu et sans condition, ainsi que clame le psalmiste : « Seigneur, éternel est ton amour; n’arrête pas l’œuvre de tes mains » (Ps 137).

*Le pouvoir de lier et de délier : c’est la proclamation du pardon de Dieu qui nous affranchit et nous dénoue de nœuds de nos blessures et de notre impuissance d’aimer en vérité (=péchés).

Oui, l’assurance que nous avons, c’est cette parole de Jésus dans l’Evangile : « La puissance de la Mort ne prévaudra pas sur  l’Eglise » et, partant, sur notre foi souvent fragile, balbutiante. C’est vrai que  nos doutes, notre peur,  nos déceptions et autres difficultés peuvent la faire vaciller, alors que nous  voudrions  qu’elle soit roc ! Heureusement, une main est toujours là, qui nous propose d’avancer … Grâce au Christ, nous sommes vainqueurs, alléluia !

 

                                                              Vital Nlandu, votre curé-doyen

 

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La foi de la cananéenne

Homélie du 20 ème dim. ord.  A :  La foi de la cananéenne

Lectures : Is 56, 1.6-7; Rm 11, 13-32; Mt 15, 21-28

 

Mes frères et mes sœurs, hier on a bien ri avec des amis. Figurez-vous, ils m’ont apporté un cadeau : du thé « blanchisseur ». J’ai pris ce thé toute la soirée, et je n’ai pas blanchi ! …

l’Evangile d’aujourd’hui, parle des étrangers, une thématique en vogue  avec l’immigration massive actuelle, un phénomène sociétal, sociologique dû entre autres à la mondialisation. Le monde est devenu un grand village aux frontières béantes.  Observez la  population de certaines institutions comme l’école, l’hôpital, le foot, les assemblées dominicales principalement urbaines … On y trouve un brassage de cultures et de races. Et les mots-clés pour négocier le vivre ensemble, c’est l’accueil des différences, la tolérance, le respect mutuel. Ce sont des valeurs républicaines et éducatives qui aident à  bâtir la paix bienveillante. Ces 2 dernières années, notre Evêque avec son Conseil presbytéral (le sénat du diocèse)  a abordé la question des prêtres étrangers, appelés prêtres venus d’ailleurs. Aujourd’hui, ils sont devenus incontournables dans l’échiquier pastoral de notre diocèse. Dès lors, que faire pour favoriser et faciliter  leur intégration ?

 

Dans l’Evangile, Jésus est au Nord de la Palestine, dans la région de Tyr et de Sidon. Il est en Terre étrangère. Ce qui augure l’universalité de la mission. Sa maison, comme le dit le prophète Isaïe dans la 1ère lecture, s’appellera « Maison de prière pour tous les peuples » … Voici le décor de la page d’Evangile de ce jour, une belle école de la foi proposée à tous. 

 

Le cananéenne supplie,  mais Jésus est indifférent. Comme s’il ne se sentait pas concerné et  touché par la requête  de cette maman dont l’enfant souffre cruellement. Martin Luther King, le pasteur afro-américain,  disait : « Ce qui m’effraie le plus, ce n’est pas l’oppression des méchants, mais l’indifférence des bons« . Nous le savons, le silence de Dieu est une épreuve tragique de la foi, au point qu’on se demande parfois ce que signifie encore cette parole évangélique : « Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez,  frappez et l’on vous ouvrira la porte » (Mt 7,7). Alors la femme implore de plus belle. Cela importune et insupporte les disciples qui demandent à Jésus de donner suite à sa demande pour qu’elle  les laisse tranquilles. Sur ce,  Jésus va indiquer à cette femme la limite territoriale de sa mission : elle est destinée aux fils d’Israël. Mais la femme n’en a que faire, elle insiste.

Et pour couper net, Jésus va chercher à la démolir par  ces paroles vexatoires : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants (d’Israël) et de le jeter aux petits chiens  » Entre nous soit dit, ces propos ne peuvent qu’indigner, ils ont  un parfum de racisme.  Selon Lévi-Strauss, le racisme c’est croire à la supériorité de sa race. Cette doctrine se nourrit de la haine, des préjugés et du rejet de l’étranger considéré comme une menace. Evidemment, lorsque l’on est en période  de crise avec le chômage, la délinquance, l’insécurité…,  l’étranger sert souvent de bouc émissaire. Delà l’intolérance et ses conséquences : xénophobie,  marginalisation, exclusion. Ce qui choque dans la rebuffade de Jésus, c’est le sectarisme apparent de ses intentions et le caractère méprisant du mot chien. Dans la culture juive de l’époque, les chiens et les porcs étaient considérés comme animaux impurs.

 

Remarquez, cependant,  le sens de la réplique, la maîtrise et toute l’intelligence émotionnelle de cette femme qui ne se laisse pas démonter : « Oui, Seigneur, mais justement, les petits chiens ont besoin des miettes du pain des enfants« .

Là-dessus, Jésus est totalement  médusé !

 

En fait, il use d’une pédagogie renversante.

 

*En parlant de chiens, il parodie et désapprouve insidieusement le langage discriminatoire des juifs de son époque, qui traitaient les étrangers de chiens.

 

*Il égratigne la dignité de cette femme pour  éprouver sa foi. Il montre par ailleurs que la question de la foi ne dépend pas de l’appartenance à une race, à un rang social, mais de l’assurance intérieure de chacun, ses convictions sur la puissance de  l’œuvre de Dieu. Alors même qu’il disait dimanche dernier à Pierre, un juif de souche, qu’il était un homme de peu de foi, qui doutait (Mt 14, 31), il est aujourd’hui en profonde admiration; il est même séduit par la foi d’une étrangère : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux !« 

Oui, le salut apporté par Jésus-Christ n’est pas l’apanage du peuple élu ou d’une élite,  tous les hommes de la terre sont promis  à en  être  bénéficiaires. Moyennant la foi, tous deviennent des enfants de Dieu et ont accès à la table eucharistique où l’on sert le pain de vie. Il s’agit d’une foi tenace, humble et confiante en l’Amour de Dieu. Tel est le secret de la cananéenne : elle savait ! Elle savait ce qu’elle voulait et en qui elle mettait sa confiance.

 

Et toi, que dis-tu de  ta foi ?

 

                                                                        Vital Nlandu, votre curé-doyen

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Assomption de la Vierge Marie, son entrée dans la gloire de Dieu

Lectures : Ap 11, 19a; 12, 1-6a; I Co 15, 20-27a; Lc 1, 39-56

 

Mes frères et mes sœurs, nous célébrons aujourd’hui l’une des grandes fêtes mariales  de l’année liturgique. Au cours de cette messe, si possible, disons intérieurement   à  Dieu: « Merci  pour le don, le cadeau de maman Marie « .

Et à Marie : « Réjous-toi Marie, tu es bienheureuse ! » C’est elle-même   qui nous exhorte  à le faire : « Toutes les générations me diront bienheureuse ! « .

Elle  a eu le temps de discerner et reconnaît, dans le Magnificat, que Dieu a fait pour elle de grandes choses;  elle s’émerveille du projet de Dieu pour elle…

Oui, nous faisons aujourd’hui  immersion dans le mystère de Marie. A votre avis, pourquoi dans l’Evangile, Elisabeth dit-elle à Marie : « Tu es bénie entre toutes les femmes » ?  C’est parce qu’elle est comblée, saturée de grâces, de faveurs divines. Elle est la Mère de Dieu : Theotokos en  grec (concile d’Ephèse en 431). Par elle, Dieu est venu aux hommes; par elle aussi, les hommes peuvent aller à Dieu (Saint Iréné) …

assomptionEn effet, le Seigneur a pris corps en Marie.  Elle est son associée. Nous sommes en Ardenne, une région distinguée par une culture musicale soutenue. En musique, il y a la mélodie, mais pour que la mélodie soit mélodieuse -excusez-moi  le pléonasme-, elle doit être accompagnée. Justement, Jésus est la mélodie et Marie sa mère l’accompagnement, qui accompagne son fils, aujourd’hui encore, dans sa mission de sauver l’humanité. La 1ère lecture tirée de l’Apocalypse de Saint Jean évoque une  maternité douloureuse : les douleurs de l’enfantement symbolisent les détresses, les souffrances de l’Eglise pour l’avènement d’une terre nouvelle.   

Mes frères et mes sœurs, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, personne ne peut la traverser sans  marcher un jour pieds nus sur le feu. C’est une expérience existentielle à laquelle on n’échappe pas.  Mais quoi qu’il en soit, quoi qu’il arrive, ayons l’assurance que Marie, notre Mère, marche avec nous. Soyons assidus à la prière du rosaire. Le chapelet est un bouclier qui protège et  nous pourvoit de tant de bénédictions. Comme l’écrit le pape Jean-Paul II dans sa belle  encyclique « La mère du Rédempteur« , Marie est médiatrice de toutes les grâces, elle intercède pour nous.  Remarquez sa sollicitude de médiatrice  à Cana ! Toute attentionnée à la détresse humaine, la voilà qui prend  l’initiative d’intervenir à ces noces  pour ne pas gâcher la fête : « Ils n’ont plus de vin« . Elle est la  résonnance de la Parole de Dieu : « Faites ce qu’il vous dira« . L’Evangile de la visitation lu et médité aujourd’hui met en exergue son idéal de service : c’est par élan de charité qu’elle se rend  avec empressement chez sa cousine  Elisabeth plus âgée et plus fatiguée. « L’amour du Christ nous presse » dira saint Paul.

Chers amis, observez l’art occidental : sa peinture et sa sculpture représentent la plupart du temps Marie toute seule, alors que l’art oriental ne conçoit pas Marie sans son enfant. Elle le porte en le présentant et en l’offrant au monde. Telle est la mission primordiale de Marie : nous indiquer, comme elle l’a fait à Banneux, la source qui désaltère nos soifs existentielles, la fontaine de la vie en Dieu qu’est Jésus-Christ…

La fête de l’Assomption signifie qu’au terme de sa vie terrestre, après avoir vécu les mystères joyeux, douloureux, glorieux et lumineux, Marie a été assumée en Dieu dans tout son être,  dans son âme et dans son corps et ce, grâce à la puissance extra-ordinaire de la Résurrection de son Fils Jésus-Christ.  Elle est entrée dans la gloire de Dieu. L’Assomption  motive et ravive ainsi notre  espérance: la victoire est la vie ! Notre mort ce n’est pas de l’obscurité, ni du néant. Mais une lampe qui s’éteint justement parce que le jour se lève. Saint Paul le dit dans la 2ème lecture : ceux qui appartiennent au Christ recevront la vie. En attendant, à l’instar de notre Mère de l’annonciation,  accueillons Dieu dans notre vie  par une foi confiante;  à l’instar de notre Mère du grand Oui, disons oui aux imprévus de Dieu; à l’instar de notre Mère du Cénacle,  restons connectés à Dieu par le lien de  la prière.

                                                         Vital Nlandu, votre curé-doyen

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Annonces du 09/08/2020

Messes en semaines

Toutes les messes sont célébrées à la cathédrale.

  • Mardi et mercredi à 08h00
  • Jeudi à 18h00.
  • Vendredi 14 août : pas de messe
  • Jeudi à 18h00 à l’Ermitage

 

Messes dominicales

assomptionSamedi 15 août  fête de l’Assomption de Marie

                        messe à 09h00 à Ligneuville
                                    10h30 à la cathédrale
                                    17h00 à la grotte de Pont

Dimanche 16 août à  09h00 à Xhoffraix

10h30 à la cathédrale

 

 

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Confiance, c’est moi !

Homélie du 19e dimanche ordinaire A : « Confiance, c’est moi ! « 

Lectures:  I R 19, 9-13 ;  Rm 9,1-5 ;  Mt 14,22-33

 

Homélie

Mes frères et mes sœurs, dans la première lecture, le prophète Elie doit fuir, à travers le désert, les menaces de la reine Jézabel. Il marche 40 jours, 40 nuits ; il est rompu de fatigue, déprime même. Pour qu’il ait la force d’arriver au sommet du mont Horeb dit  » Sinaï « , l’ange du Seigneur lui donnera du pain qui préfigurait déjà le pain eucharistique (I R 19, 1-8). L’Horeb est la montagne de Dieu.  En effet, dans la tradition biblique, la montagne, le désert, sont des lieux privilégiés de ressourcement, de rencontre avec Dieu. Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus gravit la montagne ; Il se met à l’écart pour prier loin de la pollution sonore et des artifices de la cité… Revenant à la première lecture, sur la montagne, Elie fait l’expérience de la théophanie (manifestation de Dieu). Où, quand, comment, par quoi Dieu se révèle-t-il ? Est-ce par  un ouragan, un tremblement de terre, un feu ? Non, c’est plutôt dans le murmure d’une brise légère, c’est dans le silence, l’intériorité que sa présence invisible se fait reconnaître.

Mes frères et mes sœurs, Dieu vient encore à notre rencontre aujourd’hui; il nous parle  par la voie de notre conscience, dans le recueillement, la prière; par le cosmos (la nature regorge d’empreintes de Dieu, son créateur); par les évènements de notre vie….C’est à nous d’avoir l’intelligence des signes.

Dans cette optique, Saint Paul est triste et même découragé dans la deuxième lecture. Son  peuple d’origine n’est pas arrivé à discerner les signes de la faveur, de la prévenance, bref de la grâce de Dieu pour lui. L’appel à la conversion qu’Israël a reçu est resté sans effet: alors qu’il a été préparé depuis longtemps au travers des alliances et des promesses de Dieu, le peuple élu n’a pas accueilli l’Evangile.

De ce qui précède, voici ma conviction : savoir discerner, dans la vie comme dans la mort, dans la déconvenue comme dans le succès, dans la pauvreté comme dans la richesse, dans la santé comme dans la maladie, la proximité de Dieu qui nous accompagne et même nous habite, nous donne à espérer. Espérer est un must, sinon pourquoi vivre sans espérance !

meaux

L’Evangile, quant à lui, nous met face à notre fidélité baptismale : nous, croyants, savons dans les profondeurs de notre esprit et de notre cœur que Jésus est avec nous, et pourtant nous sommes continuellement confrontés à l’incrédulité, notre foi est souvent vacillante: nous cherchons des assurances, nous doutons comme Pierre, mettant même Dieu à l’épreuve:  » Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux   » Aussi Jésus va-t-il user  d’une  merveilleuse pédagogie dans cet Evangile,  pour que nous comprenions un tant soit peu son message : il va « obliger » ses disciples à  le précéder sur l’autre rive, pour qu’ils fassent  dans la nuit, l’expérience de leur peu de foi.  Mais ce qui est rassurant, c’est  que quand l’homme est faible, Dieu déploie sur lui toute la mesure de son Amour.

En effet, Jésus sait pertinemment que dans notre vie personnelle, familiale, communautaire …, il nous faut  parfois affronter une mer déchaînée, avec tant d’obstacles et d’intempéries inévitables. Il arrive que notre barque s’enfonce sous les flots des malheurs et des épreuves. A ce moment-là, nous avons besoin d’agripper une main. Et Jésus nous propose la sienne, celle-là même  qui a sauvé Pierre. Dans notre tradition, la barque c’est aussi l’Eglise qui, depuis vingt siècles, a levé l’ancre, largué les amarres pour naviguer dans les eaux du Monde. C’est vrai que cette barque est parfois malmenée par les vents contraires, mais Dieu ne l’abandonne jamais.

Alors, chers amis, au lieu de nous replier sur nous-mêmes, de nous laisser paralyser par nos angoisses quant à l’avenir, pourquoi ne pas saisir la main que Jésus nous tend ? … Dois-je  souligner  qu’au temps de Jésus, chez les Juifs, les abîmes marins sont le repère du mal et des forces mortifères !  En marchant sur les eaux, Jésus en fait son marchepied, il en est victorieux. « Confiance » dit-il, « c’est moi « , autrement dit, je suis avec toi ! …  Et au lieu de focaliser notre regard sur nos problèmes et nos difficultés, pourquoi ne pas garder en ligne de mire ce Jésus qui, par la puissance extraordinaire de sa résurrection, nous donne la force de rebondir et d’avancer libres et libérés  de la servitude de nos peurs ?

 

                                                                                Vital Nlandu, votre curé-doyen

 

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