Neuvaine de Pentecôte

ascensionIBonjour à tous,

Rosa et notre curé Vital nous invitent à participer à la neuvaine de Pentecôte pour notre pays qui a lieu entre l’Ascension et la Pentecôte chaque année dans différents groupes de prière en Belgique  dont le groupe de prière de Malmedy.

Vous pouvez télécharger la proposition en cliquant sur ce lien.Neuvaine de Pentecôte 2020

En union de prière malgré le confinement.

Bernard

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Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements

Homélie du 6ème dimanche de Pâques A : Ac 8, 5s; 1 Pi 3, 15-18; Jn 14, 15-21

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          Mes sœurs et mes frères, il n’y a que l’amour qui garantit une relation vivante. C’est la première fois dans l’Evangile de saint Jean que Jésus évoque explicitement l’idée de l’aimer. En effet,  il ne suffit pas seulement de croire ou  de débiter son credo, mais faut-il  encore et d’abord  aimer Dieu, autrement dit  passer de la profession de foi à la profession de foi , c’est-à-dire de la  foi livresque, intellectualiste à l’expérience de la rencontre intime, intérieure de Jésus, la foi du cœur.  B. Pascal le dit en ces termes : « Il y a loin de la connaissance de Dieu à l’aimer ». Jésus va  alors exiger de ses disciples la fidélité à ses commandements. C’est entre autres ceci dans l’Evangile de saint Jean : « Vous devez vous laver les pieds les uns les autres (Jn 13, 14); aimez-vous les uns les autres (Jn 13, 34); que votre cœur ne se trouble pas, croyez en Dieu, croyez en moi (Jean 14, 1) ». Voilà un petit résumé de l’Evangile : service, amour, abandon et confiance en Dieu.

          Dans cette optique, saint Pierre dira dans la deuxième lecture : « Soyez prêts à tout moment à rendre compte de l’espérance qui est en vous« . L’espérance chrétienne est une praxis; elle est  opérationnelle dès aujourd’hui. Pour J.Moltmann, le théologien protestant, l’espérance n’est pas qu’une simple projection à « plus  tard » ou une projection dans « l’au-delà ».  Espérer, « c’est accomplir dès maintenant ce qui sera réalisé demain, mettre en œuvre dès aujourd’hui des possibilités du temps messianique »  Lorsque Dieu me promet  une terre nouvelle, des cieux nouveaux (2 Pi 3, 13), au lieu de me figer et de me scléroser à regarder le ciel,  je vais plutôt anticiper la réalisation de cette promesse par mon engagement pour la paix, la joie de vivre, l’émerveillement, la justice sociale, le service gratuit,  le respect et l’attention pour les faibles … Oser rendre compte de l’espérance qui m’habite, c’est témoigner du feu dévorant qui embrase mon cœur, dire ce que je vis avec Jésus, comment son amour me presse : plus fort que moi, Jésus me séduit,  me terrasse !… C’est aussi oser adopter son style de vie.  Et le faire non avec des artifices de bling-bling, mais de manière simple, authentique,  douce et une conscience droite.

          Cependant, étant donné ma  vulnérabilité, je n’en serais  capable que grâce à l’Esprit Saint, le Paraclet (paraklètos en grec = défenseur, avocat) qui vient au secours des disciples. C’est lui l’Esprit  Saint qui poursuit l’œuvre du Ressuscité en toi, en moi, dans l’Eglise et le monde. Il raffermit la foi des disciples, les introduit dans la connaissance du Nom de Jésus-Christ et dans l’intelligence de l’Evangile. Il les aide à comprendre le message de Jésus en l’adaptant  aux besoins de chaque conjoncture; il les inspire en  les orientant  vers la vérité… On  s’aperçoit dès lors que l’Esprit Saint est la clé centrale  de la compréhension des Ecritures. Voilà pourquoi dans les groupes de prière, à la lectio divina, l’invocation de l’Esprit Saint occupe une place importante. Quand tu lis et médites la Parole, quand tu prépares une homélie ou tout autre partage biblique, commence par prier l’Esprit Saint, qu’il se diffuse et rayonne dans ton esprit et dans ton cœur.

          Dans la première lecture, grâce à la passion missionnaire  de Philippe authentifiée par Pierre et Jean, les samaritains reçoivent l’Esprit Saint. Voici déjà annoncée la Pentecôte que nous célébrerons dans deux semaines, où se réalisa la promesse universelle de Dieu, du don de l’Esprit Saint, qui n’est pas seulement réservé aux prophètes, aux rois ni au peuple élu, les juifs, mais à tous : « Je répandrai mon Esprit sur toute chair » (Jl 3, 1).

                            

                                  La Parole de Dieu nous interpelle à plus d’un sens

* »Je ne vous laisserai pas orphelins,  je reviens à vous » (V. 18). Nous sommes nombreux à avoir vécu, même très tôt, l’expérience d’orphelin. Chez nous en Belgique, Dieu merci, la sécurité sociale assure un tant soit peu leur protection en soins de santé. Ils jouissent  du statut  anciennement appelé  « VIPO » (Veuves et veufs,  Invalides,  Pensionnés et  Orphelins) rebaptisé  « BIM »            (Bénéficiaires de l’Intervention Majorée)… Est-il qu’au-delà de cette aide matérielle, il y a une carence d’amour qui laisse parfois des crevasses indélébiles au cœur. Plus d’amour paternel, plus d’amour maternel… et voilà que Jésus se propose de combler le vide, d’étancher les assoiffés éternels de tendresse par l’Esprit Saint qui sature nos cœurs de son Amour (Rm 5, 5) !

*Au baptême de Jésus, Jean le baptiste témoigne : « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est celui qui baptise dans l’Esprit Saint » (Jn 1, 33). Jésus le fit concrètement après sa résurrection : « Il souffla sur eux et leur dit : recevez l’Esprit Saint » (Jn 20, 22). Et dans l’Evangile d’aujourd’hui, cet Esprit « demeure auprès  de vous,  et il sera en vous » (V.17). Pourquoi cette articulation entre le présent et l’avenir ? C’est pour me dire que l’Esprit Saint est certes présent en moi depuis le jour de mon baptême, une présence certifiée et confortée à ma confirmation. Mais je suis invité sans cesse à réveiller la source d’eau vive qui dort au fond de  moi, à actionner le trésor sous-exploité, à invoquer absolument l’Esprit Saint pour qu’il jaillisse en  moi.

Je souhaite à tous et à chacun une joyeuse fête de l’Ascension du Seigneur.

 

Vital Nlandu, doyen de l’Ardenne

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Je suis le chemin, la vérité et la vie

Homélie du 5ème dimanche de Pâques A  :  Ac 6, 1-7; 1Pi 2, 4-9, Jn 14, 1-12

« Je suis le chemin, la vérité et la vie »

 Mes sœurs et mes frères, le contexte de l’Evangile d’aujourd’hui est tragique : il y a un vent de panique qui souffle dans  les cœurs et les pensées des disciples de Jésus. Judas s’est désolidarisé du groupe et Jésus annonce son départ (mort). Mais il ira vite les apaiser et les rassurer : »Que votre cœur ne se trouble pas ! » Voici le sens qu’il donne à son départ : ce n’est pas une rupture radicale, mais une entrée dans une  « autre vie ». Après cette séparation transitoire, tous s’y retrouveront pour ne plus jamais se quitter. Jésus demande seulement  à ses amis de lui faire confiance.  Oui, tout peut s’écrouler, sauf mon credo, trésor inaltérable ! En effet, le temps pascal est un kairos, une opportunité d’approfondir notre connaissance du mystère du Ressuscité… Jésus, « nosce te ipsum » (connais-toi toi-même), que dis-tu de toi;  quelle est, en vraie grandeur, ton identité ? Il nous  répond dans l’Evangile de saint Jean : « Je suis le pain de la vie, la lumière, la résurrection,  le bon pasteur, la porte, le serviteur, le Fils, le Maître, le cep …« 

Et aujourd’hui il dira:

*Je suis le chemin : Où cours-tu  donc ?…  Aux yeux de Jésus,  ta vie n’est pas absurde, son terminus n’est pas le trou noir de la tombe. Tu as un horizon à rejoindre ; une espérance, ton avenir étant  en Dieu. Cependant, ce chemin qui mène à Dieu doit absolument passer par la passion « pour l’homme », la mort de soi pour arriver à la gloire. Dans l’Evangile,  avant de dévoiler son identité de chemin, Thomas le pragmatique,  fait cette réplique : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas, comment pourrions-nous savoir le chemin? » C’est depuis la nuit des temps que l’humanité se pose cette question : quid après la mort ? Pour Marx, Nietzsche et Freud, l’au-delà est une invention de l’homme. Mais moi, je fais confiance en la Parole de Jésus qui me promet de me préparer une place unique, ma place dans son pré carré.

 *Je suis la vérité : malgré mes illusions, mes tâtonnements,  mes recherches approximatives de sens voire mes erreurs, mes feintes et mes refus d’aimer en vérité, j’ai toujours la possibilité, en étant en adéquation avec l’Evangile, d’être vrai.

*Je suis  la vie : celle qui jaillit de la communion avec l’amour trinitaire.  Pressé par l’Esprit Saint, je suis constamment appelé  à entrer dans le circuit d’où coule et roucoule la sève de l’Arbre de  la vie,  la vie en Dieu,  au demeurant éternelle.

A son tour, Philippe  demandera  à Jésus de leur montrer physiquement ce Père dont il parlait tant. Cher Philippe, ose voir Dieu et tu seras complètement non-voyant ! Dieu, c’est comme le soleil que l’on ne saurait voir face à face sans être ébloui et tombé à la renverse (Ex 33, 18-23).  Il ne  se laisse manifester que par son Christ, mais aussi à travers mille et un signes : ses œuvres (sa création), celles de ses enfants, ces femmes et ces hommes  qui sont des pierres vivantes constitutives du Corps mystique du Christ qui est  son Eglise (2ème lecture). Par le baptême, ils sont le peuple sacerdotal  greffé au seul Prêtre Jésus-Christ qui les missionne, chacun selon son ministère,  au service de la prière, de la Parole et à la prise en charge des petits et des naufragés de la vie (1ère lecture).

 

                  La Parole de Dieu nous interpelle à plus d’un sens

*C’est autour du chemin  cité par Jésus que Thomas voudrait en savoir plus, mais  la réponse de Jésus est surprenante : au chemin, il associe la notion de la vérité et celle de  la vie. C’est pour nous faire  comprendre  que ces 3 concepts s’imbriquent tout naturellement. La vérité chrétienne n’est pas un bloc stéréotypé et monolithique. Comme chemin à explorer, personne ne peut s’arroger le droit de l’enfermer dans ses poncifs. Elle est consensuelle.  Et puis, une vérité qui n’enfante pas « la vie » est-elle encore  évangélique?   D’autre part,  notre foi, est-ce  un acquis ou un chemin  encore et toujours à parcourir ? Malin qui dira : « Bingo, je suis déjà arrivé !« 

*« Je suis dans le Père et le Père est en moi » : peux-tu, en plein état de conscience, en fermant les yeux,  t’approprier cette parole, la reprendre à ton compte ? On n’en est capable que si on vit une expérience de relation profonde, intime (« la foi nue »), et même ontologique avec Dieu; à l’instar de la liaison de la source avec la rivière, c’est la même eau ! N’est-ce pas là ta vocation baptismale : te configurer au Dieu trinitaire jusqu’à  devenir autant que faire se peut, le reflet de sa Miséricorde.

Bonne fête à toutes celles qui font  vibrer leur cœur affectueux  de maman.

                                                                                 Vital Nlandu, doyen de l’Ardenne

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Le Bon Pasteur

Homélie du 4ème dimanche de Pâques A : Jean 10, 1-16 : Le Bon Pasteur !

Mes frères et mes sœurs, nous sommes au mois de mai dédié à la Vierge-Marie et dès ce lundi 4 mai, nous entrons  en déconfinement dans sa phase 1A. Nous voici donc  relancés sur la route de la vie active par la méditation d’un Evangile qui, une fois de plus, déploie l’éventail de l’amour de Dieu. L’amour n’est pas un attribut, une qualité de Dieu, c’est la substance même qui le constitue, c’est son être même: Dieu est amour ! C’est pourquoi nous ne cessons de dire à celles et ceux qui sont devenus enfants de Dieu par le baptême, que la seule chose qui importe, c’est d’aimer ! Nous sommes tous habités par un feu, qui est une centrale d’énergie, la source de notre aspiration à aimer et de ce besoin existentiel que nous éprouvons constamment : être aimés ! Ce feu, c’est l’amour de Dieu.

Le berger ! A l’époque de Jésus, le peuple d’Israël était majoritairement rural et pastoral. Voici le quotidien de la vie d’un berger : chercher les pâturages et les points d’eau pour la vie des brebis ; les protéger des voleurs ou des animaux  prédateurs  et, le soir, les ramener dans l’enclos. C’est pour nous faire raisonner, mais surtout faire  résonner en nous le mystère de l’amour de Dieu que  Jésus s’identifie au berger, alors à nul autre pareil, le Bon Berger!  L’édifice de la relation du Berger avec ses brebis,  est posé  sur 4 pierres :

bp1*L’écoute : « Mes brebis écoutent ma voix ! » (V.3 et 16). La foi se reçoit par l’écoute (Rm 10, 14). Nous apprenons à écouter la voix de  Dieu qui susurre au creux de nous-mêmes par la méditation et l’accueil de sa Parole, la relecture des événements de notre vie, dans l’adoration, le silence éternel des espaces infinis … Même si notre société est polluée par le bruit et l’empressement, Dieu continue de nous parler à travers moult signes. Et puisque voix rime avec voie,  il ne suffit pas seulement d’écouter le Bon Berger, encore faut-il  le suivre en adoptant son style de vie.  

*La connaissance : « Je connais mes brebis et elles me connaissent » (V.14). Connaître signifie ici naître à l’autre, autrement dit l’aimer. Il s’agit de cette merveilleuse dialectique : connaître pour aimer et aimer pour connaître davantage ! Maurice Zundel l’exprime en ces termes : « il n’y a de vraie connaissance que dans l’amour ». En effet, il est heureux l’homme qui se sait  connu, choyé, aimé, guidé et protégé par Dieu. Dans ses Confessions, Saint Augustin dira à Dieu : « J’ai tardé à t’aimer…, tu étais dedans, moi dehors». La preuve que le Bon Berger connaît ses brebis, c’est qu’il appelle chacune par son nom…  Pour vérifier si tous les élèves étaient présents le matin, mon instituteur de l’école primaire appelait chaque élève  par son nom. Réponse : « Me voici« , c’est-à-dire « Je suis« . Le nom tire hors du néant, il fait exister. Et dans la culture yombe, ma culture d’origine,  le nom revêt une importance capitale. En plus d’être la représentation figurée de l’homme lui-même, c’est une mission, un programme de vie, une vocation. Par exemple : quand on t’appelle « Lelo », traduit littéralement « ne fût-ce qu’aujourd’hui », c’est pour te rappeler les défis à relever en toute confiance. « Lelo » signifie : ne fût-ce qu’aujourd’hui, montre de quoi tu es capable !… Le berger appelle chaque brebis par son nom pour que chacune comprenne qu’elle est un pro-jet de Dieu !

*La liberté : Notre vie, n’est-ce pas un brin de temps donné à notre liberté pour apprendre à aimer ? Le Bon Berger fait sortir ses brebis. « Faire sortir », c’est un geste de libération et de liberté. Moïse fit sortir les Hébreux d’Egypte pour les libérer de l’esclavage ! Avec le Bon Berger, on peut aller et venir, entrer et sortir (V. 9), il y a un espace de libre circulation… Dieu ne s’impose pas, il se propose. Il a même décidé, par amour pour l’homme,  de n’avoir aucun pouvoir sur sa liberté. Notre vie est comme  un bois à plusieurs sentiers, chacun étant libre de choisir le chemin de sa vie. Toutefois, de ces mille et un chemins, il y en a un qui mène à Dieu. C’est Jésus qui, avec ses bras étendus, nous fait signe : « Je suis  la porte ! » (V.7). La métaphore de la porte signifie que Jésus est le passage obligé vers le salut, la vie en Dieu que, lui, Jésus donne en abondance (V. 10). En effet, c’est par lui que nous, chrétiens, avons accès à Dieu. Je dis bien « nous chrétiens » ! Vous comprenez que dans notre monde pluriel, chaque culture religieuse est un vieux corpus de sagesse qui contient des pistes spirituelles et existentielles possibles et imaginables d’accès à Dieu. Chacun peut y trouver son compte.

bonpasteur*Le don de soi : « Je donne ma vie pour mes brebis » (V.11)… « Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même », a dit sainte  Thérèse de Lisieux. En cette Journée Mondiale  de prière pour les vocations, je pense certes à ceux  qui sont appelés au sacerdoce ministériel et à la vie religieuse, mais aussi à  tous ceux qui se donnent de manière désintéressée et gratuite au service des autres.  En faisant fructifier  les talents dont ils sont dotés, ils répondent à l’appel à bâtir une civilisation d’amour. Sachons par ailleurs  que tout ce que nous réalisons sur cette terre n’a de sens et de soupçon d’éternité que si nous le faisons  par amour.

Alors, qu’importe, chères amies, chers amis, pourvu que nous connaissions Jésus-Christ et  que se manifestent en nous et autour de nous,  les signes de la puissance de sa résurrection.

                                                                Vital Nlandu, doyen de l’Ardenne

 

 

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LETTRE DU PAPE FRANÇOIS

Le pape François invite les fidèles du monde entier à prier le rosaire durant le mois de mai : il donne son « secret » dans une lettre et dans deux prières, publiées en huit langues ce 25 avril 2020. Une façon aussi de valoriser la prière en famille, en temps de pandémie et de confinement. Le secret pour prier le rosaire ? « La simplicité », répond-il. « Contempler ensemble le visage du Christ avec le coeur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve », affirme-t-il aussi.

LETTRE DU PAPE FRANÇOIS à tous les fidèles pour le mois de Mai 2020

Première prière

Seconde prière

papemarie

 

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Prières pour nos malades et nos aînés

Prières pour nos  malades et nos aînés

 

L’épreuve de la maladie est un mystère qui concerne tout homme. Dieu n’abandonne pas celui qui souffre dans sa chair et dans son cœur. Voici plusieurs prières qui peuvent aider les malades à faire route avec Dieu le temps de la souffrance, à surmonter l’épreuve et à  mettre des mots sur des douleurs difficilement exprimables.

« Quand j’offre ma souffrance à Dieu, je deviens capable de la regarder en face …,  elle ne menace plus ma sérénité.  Je redeviens moi-même, elle ne m’est plus un blocage vers les autres, je ne suis plus tourné vers moi-même, je ne suis plus abattu ni aigri, je peux désormais aller de l’avant ».

                                                                 Chanoine Robert Guelluy

 

 « Prier, c’est pénétrer doucement, tranquillement, dans le silence de Dieu, laisser Dieu se donner et me donner son Silence, pour que je puisse laisser mon cœur battre à l’unisson du Sien, laisser ma respiration entrer dans la respiration de Dieu, me laisser pénétrer de sa présence, prendre conscience de plus en plus que Dieu est à l’intérieur de moi, non pas, évidemment, pour fuir mes frères, mais pour les porter davantage, car il est vraiment impossible de s’approcher du Crucifié sans s’approcher des crucifiés du monde entier. »

 Jean Vanier

 

livre-ouvert-Voici un recueil de prières pour nos malades et nos aînés : Prières pour nos malades et nos aînés 

Compilation réalisée par l’abbé Vital Nlandu Balenda, doyen de l’Ardenne

                                                                                   Malmedy, avril 2020

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Les disciples d’Emmaüs

Homélie du 3ème dimanche de Pâques A : les disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35)

Mes sœurs et mes frères, ce n’est pas par des biens périssables comme l’argent ou l’or que nous avons été sauvés, mais par  le sang précieux de Jésus-Christ, alléluia –amen !

J’ai la joie de vous partager ce week-end une des plus  belles pages de l’Evangile de saint Luc: les disciples d’Emmaüs. On y retrouve tout le menu d’une messe articulé en 4 temps :

  1. La liturgie de l’accueil : « De quoi discutez-vous sur le chemin ? » (V.17). On s’accueille en se donnant des nouvelles.
  2. La liturgie de la Parole : explication, relecture des signes qui parlent de Jésus dans la Bible.
  3. La liturgie de la Table : le pain pris, béni, rompu et donné.
  4. La liturgie de l’envoi : c’est plus fort qu’eux, les deux disciples missionnaires se sentent obligés de retourner immédiatement à Jérusalem, témoigner de ce qu’ils ont vu, palpé, compris de l’Amour de Dieu. Et toute la communauté de s’exclamer : »Dominus surrexit vere !  » (Le Seigneur est vraiment ressuscité ! V.33).

 En effet, à la mort de Jésus, le groupe des disciples est disloqué. Beaucoup dépriment, ils ne comprennent pas ce qui s’est passé : comment Dieu a-t-il pu abandonner Jésus ?…

routeemmaus« Leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître » (V. 16).  Ce récit n’est pas une apparition, mais une reconnaissance…, suivi d’une disparition.  C’est au signe de la Fraction du pain, lorsque les écailles sont tombées de leurs yeux obturés, que les disciples se sont rendus compte que Jésus est bel et bien  vivant, mais présent autrement (V. 31).  L’eucharistie est un canal parmi tant d’autres, mais en tout  cas un lieu sûr pour le reconnaître…

Et pourquoi disparaît-il  aussitôt ? C’est pour nous signifier que sa présence charnelle n’est plus nécessaire. Comme l’écrivait  Antoine de Saint Exupéry : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible aux yeux« . Jésus a désormais d’autres sur-faces dans le temps de l’Eglise : il est présent dans un  petit coin de notre cœur, dans la danse du cosmos, dans le silence, dans divers gestes de partage, le « signe du frère » compris, valorisé et servi, … Bref, c’est  sous le biais de la foi que nous devons dorénavant nous connecter  à Celui qui est avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps (le tout dernier verset de l’Evangile de Saint Matthieu).

En s’éclipsant, il veut également raviver  notre responsabilité de témoin. Le même son de cloche retentit dans l’Evangile de Saint Jean : éprise d’émotion d’avoir reconnu le Ressuscité, Marie de Magdala veut le toucher, mais Jésus refuse. Il nous faut lâcher sa main et aller plutôt témoigner : « Va vers mes frères et dis-leur (Jn 20, 17).  C’est un déclic qui ouvre la saison, l’ère du témoignage. A notre tour,  nous sommes ainsi  renvoyés à la fonction prophétique de notre baptême : être des témoins  résolus de l’Evangile du Ressuscité. Je suis  témoin si je fais signe,  donne envie de connaître le Ressuscité et de l’aimer; si je  rends « Dieu désirable » (titre du livre d’André Fossion) en  interpellant et même en entraînant  des consciences par l’exemple.  Alors il  y a  cohérence entre ma foi et ma vie quotidienne. Le but n’est pas de convaincre,  mais de rendre le visage du Christ tellement séduisant qu’il attire et captive.

 La Parole de Dieu nous interpelle à plus d’un sens

*Le chemin d’Emmaüs, ne serait-ce pas le tien, tapissé par ici et là  d’angoisses, de questionnements, de lassitudes, de désert intérieur … ? Surtout quand « le jour baisse » non seulement dehors, mais  aussi dedans ton coeur. Gagné alors  par le sentiment de dégoût, tu rumines ta désolation en pensant  que les mots sont usés, que la prière est fade et  les explications vaines. A ce moment, le moteur-turbo de ta vie psycho-spirituelle n’a plus de pression (= dé-pression)… Et c’est  là que,  gardant l’incognito, Jésus te rejoint. Il prend le temps de cheminer  à tes côtés, pour venir au secours de ta foi, t’aider à trouver du sens aux événements de ta vie. Il progresse avec toi mais  à ton rythme, sans forcer tes pas ni changer ton chemin. Il te propose  seulement de décoder les signes de sa présence dans ta vie et autour de toi …  Il t’accompagne aussi longtemps que tu ne l’aurais pas reconnu. Quand tu le reconnaîtras, n’oublie pas d’en témoigner.

*« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous expliquait les Ecritures ? » C’est l’amour qui fait battre le cœur, y fait fleurir les lilas. Oui, celle ou celui  qui prend plaisir à la Parole, la conserve dans son cœur à l’instar de Marie, la mère de l’écoute (LC 2, 51). Je me souviens de ma grand-mère Tamali.  Elle était d’obédience protestante, une dame  cultivée de la Parole de Dieu, la semence déposée dans son coeur grâce à son éducation religieuse. Jeune, je l’entendais souvent débiter des versets bibliques pour étayer ce qu’elle disait : la divine Parole était pour  elle une source inspirante de sagesse. En ce temps de confinement, je pense à celles et à ceux qui pratiquent la lectio divina en famille. Restez-y fidèles ! En vous immergeant dans la lecture priante et apaisante de la Parole, vous  goûtez la présence de Dieu qui vous attire à lui pour parler à votre cœur.

 

Vital Nlandu, doyen de l’Ardenne

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